Nouvelle donne

Il faut un peu d’imagination, de la bonne de préférence pour s’élever au dessus des miasmes périphériques. Imaginer que tout ce qui arrive a un un sens. Qu’il y a une certaine logique dont il s’agirait de découvrir les règles et la finalité.

L’être humain louche et quand il parvient à trouver un objet par delà son handicap visuel, cela reste un objet dont il faut s’emparer. Que ce soit la femme, le pognon, la planète, tout cela ne sont pour lui qu’objets. Il se pourrait que ce virus et son obsession parallèle de survie ne soit qu’un signe avant coureur d’une réaction en chaine qui ne se fait plus attendre. La planète en a probablement ras le bol et elle a commencé son entreprise de nettoyage, ou du moins d’équilibrage.

Après tout nous ne sommes pas grand chose d’autre que des coucous. Le virus est chez lui depuis tellement longtemps que nous sommes pour lui des étrangers outrepassant les lois de l’hospitalité comme la bienséance.

Il faut s’attendre à des confinements diverses et variés bien plus contraignants que ce nous avons connu récemment. L’urgence écologique si le virus nous fiche la paix prendra rapidement le relais.

C’est que nous ne sommes pas seuls. Nous cherchons des extraterrestres dans le vaste espace mais ce que nous avons sous nos pieds, nous ne le connaissons qu’à peine. Et puis nous sommes tout entier constitués aussi de bactéries, de virus, de microbes. On ne se voit pas souvent ainsi mais ça vaut peut être le coup d’y songer un instant.

Cette réalité si tangible n’est pas la réalité. Il se peut que nous ouvrions soudain les yeux avec un sacré mal de tête, et que le temps de laisser le regard accommoder comme à l’ordinaire nous découvrions soudain que quelque chose cloche …

Où sommes nous ?

Ce n’est plus la terre que nous avons toujours connue. Tout a changé brusquement. Surtout notre position par rapport aux soi disant objets. Nous ne pouvons plus nous y fier bêtement. Il va falloir tenir compte de tout ce qui n’est pas nous. Intéressant si on y pense.

En peinture de mon coté, je me dis souvent que je ne sais rien, et le peu que j’imagine à moment savoir je me hâte de l’oublier pour m’en débarrasser, me rincer l’œil si je puis dire.

Du coup je reviens souvent vers les vieux maîtres, je regarde leur ouvrage et très modestement comme un gamin je balbutie en suivant leurs tracés. Il n’y a pas d’ancien et de nouveau, pas de classique et de modernité.

Au fond de tout ça il y a des sujets et des objets à revisiter pour revenir au sujet. Que ce soit un virus, un été plus torride ou un visage que l’on croit connaitre mais qu’on ne connait pas du tout au final.

huile sur papier d’après Joaquin Sorolla de mémoire Format 24×30 cm Patrick Blanchon 2021

2 réflexions sur “Nouvelle donne

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