Visage

Elle se résume à une écume, quelques syllabes, une ou deux plumes.

Et toujours elle ressurgit, et ce n’est pas grand chose, un rien recrée le dialogue, l’analogie

née d’un instant suspendu du carrefour du regard elle est lune traversant les nuées les rancunes

de toutes les patientes récoltes souvenirs d’avare le fleuron du catalogue la nostalgie

hiéroglyphe cher à l’égyptologue peinard bien plus précieux que la moindre thune.

Echapper à l’enfance des yeux ce serait fuir ton beau visage l’éternité les chronologies.

C’est pour cela sans doute qu’existent les rondeurs la brutalité la douceur

l’exploration spatiale sans oublier les mineurs, les forgerons les spéléologues

Qui vont chercher dans un ailleurs la tendresse première l’éblouissement du cœur

Tous ces errements cet acharnement ce naufrage obligé dans le monologue.

même les plus grandes gueules, les brutes se font tatouer cette putain d’amertume

qu’enferment ces deux sons doubles qu’on sonne l’horreur et la splendeur du mot maman.

Visage huile sur papier 36×48 cm

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