Voguer vers l’incohérence

Ulysse dit attachez-moi à ce putain de mat je veux aller jusqu’au bout, entendre le chant de ces putains de sirènes.

Genre héros de chez héros y a pas mieux

ou pire.

Je m’attache à mon pinceaux tout seul, j’ai perdu l’équipage quelque part sur une côte de Papouasie ou dans un désert Mongol.

Y plus que mon épouse, ma chatte et mes pinceaux

C’est pas l’arche de Noé non plus.

Et on vogue doucement mais surement vers la plus belle des sources

l’incohérence.

On allume la télé ça nous fait pareil qu’entendre les piafs chanter

tout se mélange

on s’en fout

Peut-être qu’au bout de tout ça

tous ces beaux parleurs ces menteurs découverts pour ce qu’ils sont

se jetteront par dépit du haut des falaises

A vrai dire on s’en fout

Le blabla reviendra d’une façon ou l’autre

Le blabla est le joli masque que porte l’incohérence

Voguons voguons comme disait Fellini

et tant pis pour les galères.

huile sur toile 46×55 cm Patrick Blanchon 2021

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