Trouver la fréquence

Avec un poste de radio c’est simple, il suffit de tourner le bouton pour trouver la fréquence. On la connait. Avec la peinture on la connait aussi mais elle n’est notée nulle part. Il faut faire un effort de mémoire, un effort de vision, un effort d’épiderme pour la sentir lorsqu’elle arrive comme par hasard.

Cela ressemble beaucoup à l’état amoureux. Mais il ne faut pas trop s’y fier.

ça dépasse l’état amoureux que l’on connait par cœur, je veux dire presque de façon automatique, ce reflexe de bave pavlovien. Et cette joie dont on ne saurait vraiment pas quoi faire qu’on se réfugierait aussitôt dans la tristesse pour contrebalancer un peu l’excès.

La mollette à tourner c’est celle de l’émotion qui nous cache beaucoup le vrai nom des stations.

Silence sidéral juste le bruit de fond originel

et paf une étoile filante, la voilà

fermer les yeux pour bien suivre la lumière.

Huile sur toile 60×80 cm Patrick Blanchon 2018