De l’allégorie à l’héroïsation

Comme il faut rendre à César ce qui appartient à César, ce titre est emprunté à une citation de Béatrix Saule qui, en 1975 devait être encore Conservatrice en Chef de Versailles ainsi que je l’ai découvert en lisant cet article sur la galerie des Glaces.

On y parle également d’une volonté d’Art Total ce qui entre immédiatement en résonnance avec mon article précédent  » on va tout vous expliquer« 

Ce désir monarchique, impérieux de vouloir rassembler en un même lieu tout l’art et tout le faste qui définit à la fois Louis le 14ème et produit une image fausse de la France de 1678 qui croule sous les dettes justement dues à cette volonté de prestige. Décidemment nous devons aller rechercher les racines du terme « Bling-bling » bien en amont du bout de notre nez soit disant moderne.

Il suffit de feuilleter l’histoire pour se rendre compte à quel point l’étalage et l’épate font partie du protocole des tyrans et des despotes plus ou moins éclairés.

Ainsi je ne parlerai pas de l’exposition sur Napoléon évidemment.

Cela me rappelle trop de souvenirs douloureux. Notamment mon vieux Leica qui prenait des photographies discrètes sans émettre le plus petit son lorsque les deux images se juxtaposaient dans la visée télémétrique pour rendre le réel piquant comme pas deux en black and white.

Donc la galerie des Glaces est certainement une élaboration politique dont nous avons payé cher le tribut tout comme nous avons payé cher les campagnes Napoléoniennes

Et comme j’avais à l’époque aussi payé une petite fortune mon Leica.

Je pense à toutes ces boursouflures pompeuses devant lesquelles certains frissonnent encore et s’ébaudissent et c’est à mon tour d’avoir la chair de poule.

Pas pour les mêmes raisons évidemment.

J’imagine la vie de ces espions en partance pour la Sérénissime et dont la mission était d’aller dérober certains secrets de fabrication des maitres verriers.

Comment pouvaient il ensuite se regarder dans leur miroir en se rasant ?

Et bien il suffit juste de voir dans le même miroir la tête que je fais finalement en publiant sur les réseaux sociaux.

Je ne suis pas loin d’être du même acabit participant à la même construction et pour sans doute aussi les mêmes intérêts plus ou moins masqués désormais. La richesse des GAFA, ces nouveaux maîtres du monde.

Evidemment on peut dire que j’exagère que j’abuse des allégories et des métaphores. Que tout cela sera finit un beau jour lorsqu’on écrira sur ma plaque tombale ci-git ce héros.

Et pourvu que ça me fasse une belle guibole, à défaut de cette entrejambe polie, qu’arbore héroïquement le gisant de Mossieur Victor Noir

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