Anéantissement

« C’est du feu, non du vent, le son de la flûte : que s’anéantisse celui à qui manque cette flamme ! » Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmī (1207 – 1273). Mystique persan, il a profondément influencé le soufisme.

Cette prière qui invite à écouter le ney, à disparaitre dans la plainte pour rejoindre la séparation et me conduire à chaque fois à une vision de néant qui s’évanouit. Que je ne peux arrêter que par la prononciation d’un mot.

Et ce mot me laisse au bord pour rester là en vie presque tout entier calciné.

Cet anéantissement viendra, la patience est effort comme le désir. Jusqu’à ce que l’effort s’évanouisse aussi.

Mais pour vivre ici prononcer le mot comme un possible m’y retient.

Je voudrais courir parmi les arbres morts

nu et léger comme un souffle

de nouveau né.

Ecouter le son du ney encore et encore ce son si familier

issu des innombrables silences de la Jonchaie.

encore une cigarette

pour enflammer mes poumons

Renouer avec la flamme, célébrer la cendre.

Tenir droit dans la patience des jachères.

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