Le chiffre trois.

En peinture le chiffre trois me sert beaucoup. Enormément. Car il plonge ses racines dans un inconscient collectif, car la pensée à elle seule n’est pas capable d’établir un compte juste sur le bénéfice qu’il prodigue.

3 masses, une grande une moyenne, une petite

3 traits, un gros, un moyen, un petit

3 couleurs, une primaire, sa complémentaire et le mélange des deux.

Et vous avez là déjà de quoi démarrer un tableau.

Vous avez un plan, une procédure, vous n’êtes plus totalement perdu.

Et cela fonctionne aussi bien pour un tableau figuratif qu’abstrait.

Ensuite si on veut affiner un peu on peut parler de 3 catégories

Les masses ( souvent j’ajoute que l’on peut faire deux ou trois petites )

Les traits ( valable d’ajouter un réseau de petites lignes )

les couleurs ( non ça je ne modifie pas je reste à 3, parce qu’à 4 déjà vous connaissez la chanson)

les valeurs ( 3 valeurs aussi, une sombre, une moyenne et une claire )

Si le chiffre trois n’existait pas je suis sur que je l’aurais probablement inventé.

Et voilà t’y pas que j’apprends que même les derviches tourneurs s’appuient sur ce fameux chiffre !

Le premier indique le monde de Scheitan, le monde du bien et du mal, de l’ignorance et du binaire.

Le second le monde de l’égarement , on n’y voit plus goutte, un novembre à rallonge avec nuits et brouillards

Le troisième où l’on devient un tuyau comme un colon bien lavé de toutes ses impuretés et par lequel transite ce qui doit de toutes façons transiter.

Le monde de la fluidité de la parole non interrompue ni corrompue par la pensée.

On aimerait dessiner ou peindre à ce troisième étage du monde. évidemment on aimerait, on y aspire, la flamme on la devine, on la ressent, et elle ne cesse de nous bruler de l’intérieur.

Et quand enfin on croit la tenir pour de bon voici encore qu’elle s’évanouit comme tous nos espoirs, tous nos rêves, toutes nos illusions.

Il est évident qu’il en soit ainsi.

Sinon le Phoenix ne renaitrait pas tous les milles ans.

Mais je m’égare encore une fois, il fait nuit, pas d’étoile, je tente d’ajuster mon pas au chemin sous mon pied, trois fois je chute et me relève, et là pas de coq encore pour indiquer l’aube.

Juste moi qui voyage et occupe mon esprit dans le silence de cette parole.

Acrylique sur papier, travail d’élève

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