Ordre et désordre, bien et mal, dormir et rêver.

Le dernier trimestre de l’année s’achève et je fais le bilan concernant le thème que j’ai développé dans mes différents ateliers.

J’ai proposé que l’on parte du désordre pour parvenir à en faire quelque chose, un dessin, une peinture que tout à chacun soit content de regarder à la fin.

N’est-ce pas une sorte de métaphore ? Mais je ne vais pas trop en dire à ce sujet. Prenons donc la peinture comme prétexte comme d’habitude.

Ce que j’observe c’est qu’il est difficile pour la plupart des élèves, sauf sans doute les enfants qui eux restent volontaires à tout ce que le « maître » propose, de ne pas savoir à l’avance où ils vont.

Ils sont possédés par cette manie de devoir se représenter quelque chose d’avance achevé dans leur esprit.

Alors que ce que je propose est une plasticité à découvrir dans l’instant, une surprise. Quelque chose de vivant.

Ordre et désordre, ce couple de mots, de contraires si l’on veut, ne cesse de produire de la limite dans l’œil comme dans la cervelle. Et donc par conséquence directe, dans le cœur. Exactement comme « bien et mal », « dormir et rêver ».

Encore que ce dernier couple de mots demande une précision, car vivre c’est rêver.

Non pas rêver des choses totalement saugrenues, mais se permettre de voir le monde, les évènements de différents points de vue, de ne pas être monolithique.

Il en coute beaucoup de modestie, d’obéissance vis à vis du moment présent. Du moment de la peinture.

En général la douleur, la souffrance, tout ce que l’on prévoit comme impossible, la projetant par avance comme expérience répétitive d’un échec mal adressé, se situe en dehors de cette fusion avec l’instant présent de la peinture.

Accueillir la peinture nécessite de beaucoup s’effacer,

de pénétrer aussi dans une maïeutique … une sorte d’accouchement dont l’issue serait pour dire simple : se sentir vivant tout simplement et découvrir le respect comme synonyme de cette sensation.

Peut-être suis-je exigeant avec les élèves sans que jamais je ne montre cette exigence vraiment.

Car je déploie des artifices, des subterfuges, un labyrinthe de questions en suspens auxquelles je me garde bien de donner des réponses définitives. Je ne fournis que d’autres questions la plupart du temps, ou encore je ne dis rien, juste une blague. L’humour dans toute cette affaire est aussi une distance par rapport à la toile, à la peinture.

Alix 7 ans Acrylique et feutre sur papier

2 réflexions sur “Ordre et désordre, bien et mal, dormir et rêver.

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