Drôles de dents.

Le pire de tout est l’apparition lente, progressive, depuis le noir de la nuit vers la lumière glauque de la lune qui pénètre au travers des rideaux de la chambre, de cette forme oblongue, une sorte de bouche grande ouverte muni d’une dentition fantastique. Des quenottes longues ultra fines, ultra aiguisées dont on sait absolument rien de leur fonction véritable puisqu’elle ne semblent pas disposer à mastiquer, à mâcher, pas même à dépecer. Elles ne seraient en quelque sorte que purement décoratives, à la façon d’une fausse piste, une traduction maladroite, un truchement qui aurait perdu le Nord.

Les dents du vagin ne seraient que l’arbre cachant la forêt. Et la peur d’être bouffé masquerait celui de s’y enfouir dans l’urgence du rêve.

Que serait la bouche sans les dents, que serait la parole sans les mots.

Que serait la peur sans le désir.

Alors faire des tours, des buildings vite encore plus hauts pour s’élever, s’extraire du marasme.

Des films aussi avec cette trouvaille étonnante : placer une lanterne au dessus de la gueule monstrueuse.

A t’elle été pensée pour que le monstre y voit plus clair dans l’obscurité ou bien qu’ à cette vision la peur enfantine soit désamorcée par le rire, le sourire, qu’une distance raisonnable par rapport au désir soit prise ? Mystère et boule de gomme.

image film d’animation

Une réflexion sur “Drôles de dents.

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