Enfin c’est fini

On rentre dans le dur, ou presque. Comme je l’ai suggéré les fêtes ne m’inspirent pas plus que les enterrements. Il ne reste que ce dimanche à traverser sur la pointe des pieds en zigzagant entre les paquets de confettis. Mais heureusement ils sont rares ici, à Sète.

De plus la connexion internet aussi minimaliste que mon entrain pour la période, influe sur mes publications et commentaires.

Et puis il ne fait même pas beau, j’ai suggéré qu’on porte plainte contre la météo qui nous promettait l’année dernière encore des vacances splendides et un bronzage quasi parfait. Mais on ne peut pas s’arrêter comme ça à la moindre déception. Il faut aller de l’avant. La méthode Coué ne sera jamais aussi bêtement utile que dans ces moments là.

Il faut chercher les responsables à l’intérieur et non à l’extérieur comme d’habitude.

Donc nous avons marché, beaucoup dans la brume, le brouillard, la purée de pois et, enfin nous sommes arrivés au cimetière Le Py, celui des pauvres, qui à ses débuts servit à désengorger les fosses communes, pour que les terrains soient revendus à prix d’or et que les promoteurs bâtissent toutes ces horribles constructions en bord de mer.

Et là nous nous sommes rendus sur la tombe de Georges Brassens avec lequel j’ai longtemps entretenu une relation filiale.

Et là, en observant les inscriptions sur les tombes voisines pour voir s’il était bien entouré, j’ai été pris d’un vertige.

Le nom d’une de mes ex, adoratrice du poète, était gravé en lettres dorées.

Et là, j’ai allumé une cigarette.

En à peine quelques secondes j’ai revu toute notre histoire à trois si je peux dire. Et j’eus un petit pincement au cœur car je me suis retrouvé dans le rôle du cocu une fois encore. C’est à ce moment que la brume s’est dissipée, et que je me suis senti soulagé, libéré d’un tas de choses qui devaient m’encombrer encore sans que vraiment je ne m’en sois rendu compte.

Je me suis retrouvé un peu bête tout à coup de ne plus pouvoir en vouloir à personne sinon à moi-même et ma trop grande imagination.

Voilà, enfin c’est fini me suis-je dit et ma foi si j’espérais que cela m’apporte un peu de joie, je sais déjà que ce ne sera pas le cas.

C’est plus une paix étrange comme celle qu’on éprouve une fois qu’on est fichu à la porte d’un emploi, et que l’on marche à petits pas vers un bureau de placement.

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