Saumon

On dit et c’est sûrement vrai que les saumons remontent de la mer pour rejoindre l’eau douce des rivières, des ruisseaux, pour se reproduire. C’est pareil pour moi lorsque je sens qu’il me faut abandonner l’amer pour me perdre à nouveau dans l’inné du doux, retraverser le délire.

Puis laisser là tous les genres et les pensées adverses, éclater enfin en des myriades de mots, dans l’ombre des grands arbres, écrire à vau l’eau. Mourir tranquillement d’écrire.

Des milliers de petits œufs flottent désormais entre deux eaux.

Ainsi j’ai fait ce que commande la nature, j’aurais enfin été obéissant avec le temps, retraversant toutes les imitations pour atteindre, enfin calmé, à une reproduction paisible.

Qu’importe le passé qu’importe l’avenir, les destins innombrables graves ou saugrenus de tous ces petits mondes que l’esprit du temps par mon achèvement crée et détruit tout en même temps.

Il n’y a de bon et juste que cette obéissance, cette aimable crique où tout meurt et renaît presque dans un parfait silence.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.