Nirvana olfactif

Parfois je me dis qu’il faut que j’arrête de fumer,

je me le dis dans le fond du creux d’la vague

oh la nostalgie des odeurs d’herbe sèche.

et celle de tes cheveux parfumés comme un été

dans la boucle, la spirale, le danger je divague

Alors naturellement j’allume une sèche.

Je m’assois un instant sur cette pierre

Pour me remplir les yeux du paysage

de ton absence.

Fumer pour rester là, tenir dans cette absence

le temps qu’il faut, le temps qu’il faudra

Privé de ce bonheur de l’éternel été.

Car, si je replongeais, en renonçant au goudron,

aux saletés cancérigènes à la nicotine

je sais que c’est vers toi immédiatement

Ma douce Circée ma triste Ondine

Mon nirvana olfactif que j’irais tout entier.

Je serais alors perdu pour le monde restant

J’irais à quatre pattes renifler tous les culs

en espérant toujours retrouver le tien.

En espérant toujours, en vain.

2 réflexions sur “Nirvana olfactif

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