Cauchemar en peinture

Photo de cottonbro sur Pexels.com

Hier soir je me suis mis au lit de bonne heure. Je sais ce n’est pas palpitant comme intro mais attendez, un peu de patience, même si je sais que vous êtes toujours pressés.

Mais je n’arrivais pas à dormir sagement. C’est à dire me concentrer sur mes pieds afin de les sentir pour de vrai , car il est bien connu que je marche à coté de mes pompes généralement, et sur ma respiration pour qu’elle m’emmène dans les bras de Morphée.

Donc je prends ma tablette et je clique sur les programmes TV. En général ça marche assez bien comme soporifique.

Je tombe sur une émission de M6  » Cauchemar en cuisine ». J’allais zapper lorsque soudain il est fait état d’une énigme à résoudre. J’adore les énigmes à résoudre surtout si on me donne la solution assez vite.

Donc le chef est excellent, le restau est en bon état, la serveuse est béate. Le chef Etchebest se demande en se grattant l’occiput ce qui peut bien clocher.

Car ils n’ont évidemment plus de client, c’est la bérézina, des larmes coulent, on craint l’inondation et la faillite surtout.

Soudain on s’apercevra que tout ça est dû au fait que la patronne n’assume pas son rôle de patronne.

Bingo ! A partir de là, on change quelques trucs, à l’accéléré et tout se transforme sous nos yeux ébahis ( ou presque) pour atteindre le nirvana de l’hostellerie ni plus ni moins.

Je vous la fais courte.

Et j’ai pas vu jusqu’au bout du bout, la tablette m’a glissé des mains et j’ai sombré dans des cauchemars à mon tour.

Et donc je deviens le chef dans une immense cuisine, mais je réalise qu’en fait c’est un atelier de peinture. Que le Chef Etchebest s’est laissé pousser les cheveux et a un petit air de De Vinci. Et qu’il m’engueule copieusement à tout bout de champs parce que je suis une espèce de « palline morbide » ce que je me suis hâté d’aller poser dans google traduction et qui correspond grosso modo à couille molle chez nous.

La question est de savoir qui des deux de mon conscient ou de mon inconscient me traite de couille molle.

Autrement dit, à creuser.

J’avais juste écrit ça quand mon épouse est venue m’embrasser en se levant.

— tu en fais une tête elle a dit, puis elle a enchainé parce que je maugréais

— tu ne peux pas être un peu plus aimable, joyeux le matin ?

—Je suis une triste couille molle j’ai dit et en l’entendant sortir de ma bouche j’ai rigolé et elle aussi.

Voilà notre vie.

4 réflexions sur “Cauchemar en peinture

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