48. Une toute autre réalité.

Lorsqu’on est habitué à vivre dans un certain décor, en ayant mis en place des habitudes, il est toujours difficile d’en changer. On a du mal à changer cela comme on a aussi du mal à changer notre façon de penser.

Pourquoi changer d’ailleurs ? La plupart des personnes ne pensent pas à changer de vie, ils préfèrent subir, se plaindre, accuser tout un tas de choses extérieures à elles-mêmes. Ce n’est évidemment qu’une manière de renforcer la peur, et… de ne jamais rien changer.

Immaturité et irresponsabilité sont des mots appartenant au vocabulaire de notre époque, et qui la désigneront sans doute le mieux à l’avenir s’il existe toutefois encore des êtres susceptibles d’appartenir à un avenir tel qu’on puisse l’imaginer.

Car les dieux sont ponctuels, ils reviennent à périodes fixes pour tout changer ici sur notre planète.

Comment changer cela ? Cette perpétuelle répétition de la catastrophe et du cataclysme ? Que veulent donc les dieux ?


Le vieil indien avec lequel je travaille parle peu. Je l’appelle l’indien, mais en réalité je ne sais pas s’il est indien vraiment. Aussitôt que je l’ai vu j’ai pensé à un vieux chef sioux.

Il est vêtu comme tout le monde, pas de plume, pas de colifichet aucune amulette. Juste un jean impeccable et une chemise à carreaux rouges et noirs. Il porte les cheveux longs réunis à l’arrière par un chouchou. Il ‘en impose.

Pourtant aussitôt que nos regards se sont vraiment rencontrés nous avons pleuré. Comme si un voile se déchirait tout à coup et que nous ayons gagné l’accès à une toute autre réalité.

Jim est à priori Indien mais tout un tas d’autres choses que je ne parviens pas à distinguer. Je sais que je le connais depuis toujours. Que nous avons mené beaucoup de guerres ensemble à la fois ici sur cette planète mais aussi dans d’autres mondes.

Est-il possible de retrouver des âmes frères comme des âmes sœurs ?

— Oui c’est possible me dit une voix qui m’est désormais familière. Maria est revenue et assiste en silence à ces retrouvailles, visiblement très émue elle aussi.

— Il y a encore beaucoup de personnes que tu vas retrouver me dit-elle, Car on ne peut changer la réalité seul, il faut beaucoup d’âmes, beaucoup de cœurs, beaucoup d’amour pour que cela fonctionne.

Jim ne resta pas, il n’avait pas suffisamment de temps lorsque nous achevâmes la journée de travail ce jour là.

— Nous nous reverrons bientôt, on prendra le temps. Et il disparut en me faisant un petit signe de main.

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