88. Notule 88

Et bien je sais fabriquer de l’or à présent, c’est vrai, ce n’est plus à remettre en question.

Sauf que ça ne me sert strictement à rien, que je m’en tamponne allègrement le coquillard.

Comme quoi le désir est inépuisable, et ce quelque soit la satisfaction de celui-ci obtenue, un autre s’avance encore et encore…

Et nous voici rendu de nouveau esclave au moment même où l’air du large nous fouette le visage.

Le désir de partir est le même que celui de la moule s’accrochant à son rocher. Une fois ceci compris et digéré s’élever au dessus de la gravité que l’on s’était inventée.

Observer de sang-froid l’agacement, l’énervement, comme des sources où se baignent de vieilles fées à la peau flétrie. Et les trouver belles encore comme au premier jour.

Si j’avais sous la main un Ukulélé sûr que j’en jouerais.

Ou un banjo pour me souvenir de Délivrance.

Mais j’ai bien peur de n’avoir en réserve qu’une vieille tronçonneuse et une envie de massacres.

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