j’étais si proche de toi Virginia.

J’étais si proche d’elle, vers 20 ans je me suis enfoncé moi aussi dans la lecture de ses bouquins, j’ai connu ce vertige là au point de m’en imbiber dangereusement, j’aurais pu m’enfoncer dans la lecture de Virginia et ne jamais plus revenir sur la berge, explorer toute la profondeur d’un lac, d’un océan m’y noyer et ne jamais plus remonter à la surface tant la surface me semblait si détestable à l’époque.

Je n’ai pas le temps d’écrire un long texte sur ce blog aujourd’hui car j’ai passé une grande partie de la nuit à faire mes devoirs d’élève, dans cet atelier d’écriture sur le thème de la ville, #40 jours, la ville de François Bon.

Le thème du jour est parti d’un bouquin « Nevermore » de Cécile Wajsbrot  la traductrice de vagues de Virginia Wolf

je reporte ici le contenu du mail reçu de Francois pour nous mettre en branle

Si Cécile Wajsbrot a bien traduit Vagues de Virginia Woolf, elle n’a pas traduit, ou du moins pas encore à ma connaissance, ce monument poétique qu’est son To the lighthouse.

Ce qu’elle nous propose c’est donc non pas un essai, mais une fiction qui va par nappes, s’interroge en permanence sur la langue, le temps, la ville. Ou plutôt les villes, et, pour le temps, les forces à l’oeuvre de destruction et déclin.

Ce qui fascinant dans ce Nevermore, c’est qu’on n’y traduit pas Virginia Woolf, mais à chaque torsion poétique de la langue on nous propose deux, trois quatre variantes en français qui pourraient en rendre compte, ou la transcrire. On est dans l’intérieur du chemin même de traduire — j’en avais parlé à la sortie du livre dans cette autre vidéo.

Expérience personnelle peut-être, même probablement, mais cette narratrice qui s’installe quatre mois à Dresde, avec une bourse, pour traduire To the lighthouse, n’est pas Cécile Wajsbrot : si les expériences urbaines qu’elle décrit, documentées comme pour Tchernobyl, ou participant d’un travail personnel in situ, pour ses Interludes d’une remontée de la High Line à New York, le livre glissera progressivement vers une fiction inquiétante : la narratrice affronte son double, ce sont des ponts, des appartements, des rues la nuit qui deviennent hantise.

Mais, tout cela étant dûment posé, ce livre a une sorte de magie à cause de cette narratrice elle-même : s’installer dans une ville, avec une bourse qui vous permet ce studio dans une pension, et la liberté du temps, le déroulé des journées, le choix de tel bistrot, telle bibliothèque, l’alternance des marches et du travail. Ce sont ces passages (et ceux-là seulement) que j’ai choisis en extraits.

Non pas parler de l’écriture, mais parler du rapport à la ville de l’écriture. Est-ce que pour chaque ville traversée on n’a pas des souvenirs précis, lieux, lumières, temps, de ce qu’a été pour nous écrire ?

j’ai donc écrit un texte inspiré par ce sujet que vous pourrez lire à cette adresse

Vous ne pourrez par contre pas commenter ni mettre de like mais est-ce que c’est grave ? bien sur que non.

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