question

Se poser des questions c’est tenter d’explorer une idée de contrôle. Est-ce que je sais tout du monde ou bien y a t’il une ou deux petites choses qui m’échapperaient ? La question surgit quand nous éprouvons la peur que quelque chose nous échappe. La question semble donc liée à la peur de la perte de contrôle. Qui ne se pose pas de question ? Quelqu’un qui n’a pas peur de perdre le contrôle. Quelqu’un qui sait que le contrôle tel qu’on l’entend généralement n’existe pas. Quelqu’un qui sort de l’illusion de vouloir contrôler quoi que ce soit.

La question au Moyen-Age était un autre mot pour la torture. Aimons-nous nous torturer et pour quelles raisons ? est-ce que la torture procure une sensation d’exister, d’être vraiment vivant en s’opposant à quelque chose, en résistant à, puis finalement en y cédant.

Question-réponse, inspirer, expirer, vie et mort, cycle d’une respiration.

Il serait sot de ne pas se poser de question pour autant.

Mais avec une nuance de taille:

Accepter que la question est une partie d’un cycle, que la réponse n’est pas corollée à l’immédiat, qu’elle peut parfois attendre des années, voire même ne jamais venir en relation avec cette question précise. Une réponse peut aussi arriver tout à coup déclenchant une question à son propos sans qu’on y ai pensé en amont.

Que puis-je faire de cette réponse dont je ne sais que faire…

ce que l’on nomme la modestie, l’humilité est peut-être cet état où l’on pose encore des questions tout en sachant que la réponse ne viendra pas immédiatement. Que la question est juste une intention que l’on projette dans l’espace-temps sur un sujet, un problème qui, de toutes façons, atteindra son but tôt ou tard.

Accepter Que la réponse ne viendra pas non plus sous la forme attendue. Qu’une vigilance, une veille, une sorte de tâche de fond sont requises pour évaluer toutes les réponses incessantes du monde afin de repérer parmi ce fatras, celle qui matche

Est-ce que l’on peut comprendre intellectuellement la réponse, non ce n’est pas le premier point d’entrée.

Plutôt se fier à l’émotion éprouvée lors de son arrivée. Que ça monte au cerveau ensuite n’est pas une obligation non plus. Conserver une réponse sous la forme émotionnelle, s’habituer à stocker ainsi l’information par une vigilance accrue, permet de se défaire d’une habitude comme d’une peur, celle de perdre le contrôle.

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