Frontières et paliers

Brutal, violent désir. On le sent si physiquement monter en soi. Qu’il veut s’accaparer quelque chose dans l’air ambiant pour s’affirmer plus encore. Gloutonnerie du désir, signe de l’insatiable. Invente sans cesse une urgence pour tenter de parvenir à s’apaiser, se satisfaire, mourir. Puis repu, retombe dans son néant. Dans sa défaite. Mercure du désir. Vif-argent. Volatil. Attendrait-on qu’il gravisse ne serait- ce qu’un échelon. Qu’il parvienne aux reins, à l’abdomen. La patience nécessaire à la moindre élévation. Le sentir présent, encore vrombissant, mais ne pas s’arrêter en chemin. Tenter l’ascension vers les poumons, le sternum, le sentir s’écouler de bas en haut jusqu’à la gorge, le thymus et l’hypophyse. Puis atteindre le siège des nerfs. Électrique. Eh bien évidemment ça ne s’arrête pas là. La calotte crânienne effectue des soubresauts et s’envole. Vers quoi vers qui, le désir nous emporte-t-il alors. Peu importe de le savoir si l’on parvient un jour jusque-là. Entre chaque palier pourtant une sensation de soulagement, presque d’extase. Mais, pas tout à fait net, pas tout à fait flou non plus. On sent bien que le courant peut s’inverser, qu’il est alternatif. Que la lumière peut aussi bien s’allumer, revenir l’obscurité.

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