Ce que l’on déteste

Huile sur toile, travail d’élève

Dans les romances la règle des deux refus fait partie des usages. Deux non avant un oui, puis on suppose que la suite ira bien. Ira comme il se doit. Désespérément vers l’ordinaire. Comme si l’acquiescement possédait, par convention, la vertu de remettre justement l’ordinaire en bonne et due place. Ainsi donc, on refuserait pour laisser la victoire au fil des jours, au quotidien qui, le pressent-on dès l’origine, sera toujours vainqueur. La suite des romances n’est généralement pas décrite. Ça n’intéresse personne. Où ça ne surprendra personne de la lire. La détestation qui s’affiche en préambule est même devenue un indice de la passion qui s’y dissimule pour le lecteur averti. Cependant, même si le canevas est devenu classique et donc banal, on continue à lire ces romances. sans doute pour s’assurer qu’une idée de la médiocrité est ce qui nous réunit le mieux de manière efficace. Et peut-être que l’acceptation de cette médiocrité première , finalement ouvre la porte à d’autres, toutes plus étonnantes les unes que les autres.

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