intégrisme du lecteur.

paysage dans le beaujolais.

Je lis Kafka. Depuis que j’ai dû me procurer à nouveau le journal sur recyclivre, je ne le lâche plus. Si j’osais, je dirais très facilement, sur le ton d’une conversation normale que je suis Kafka. Si cela n’était pas totalement ridicule. C’est parce que chaque phrase que je lis, j’ai cette impression étrange de l’avoir écrite moi-même. Et si on me parle de Kafka j’ai aussi bien sûr la même impression qu’on est en train de parler de moi. cela me fait penser soudain à ce mot tristement à la mode, intégrisme. Quelle chance d’avoir de si bons réflexes. C’est à dire que l’on peut lire un livre, religieux ou pas d’ailleurs et y déposer tellement de désirs troubles, toute une intimité, que l’on finit soi-même par devenir ce livre, jusqu’à vouloir même s’approprier l’auteur qui la écrit. Encore que lorsqu’il s’agit de Kafka possible de prendre ça avec humour. Mais que penser des intégristes de la Bible, du Coran, du petit livre rouge, et De Freud. c’est sans doute que la fonction d’un tel engouement est de remplir un vide, puis de se l’expliquer ensuite très sommairement d’ailleurs. Mais suffisante pour générer le mouvement perpétuelle d’une boucle. Généralement une explication qui n’explique rien du tout de préférence.

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