Fêtes.

Aucun attrait pour la fête. L’expression tant entendue autrefois: sale petit con je vais te faire ta fête explique peut-être cela. Des que la fête se construit autour de moi je suis happé par le vide, une tristesse. Je ne comprends pas l’engouement que les gens éprouvent à faire la fête. Si par hasard je tombe sur une fête, je détale et alors j’éprouve en même temps un immense soulagement et le même poids équivalent de regrets. C’est dans les fêtes que j’ai éprouvé le plus de honte, surtout au petit matin si ma mémoire est bonne, quand je découvrais un visage, un corps étrangers dans mon lit. Le souvenir atterrant de la fête au village, lorsque adolescent je les rejoignais sur ce vieux solex. Parfois à plus de 20 km, à Meaulnes ou encore à Saint-Bonnet. Je n’y allais pas pour m’amuser mais pour aider à porter les lourdes plaques qui constituaient le parquet des auto tamponneuses, payé chichement par les forains. À la fin du boulot j’observais le déroulement de la fête. Le bal, les filles assises tout autour de la piste. les garçons rougeauds et empêchés qui les invitaient à danser. un refus menait directement au bistrot, et au blanc limé. Au bout de quelques verres le courage semblait leur venir, ou la colère. Régulièrement cela se terminait à coups de poings, les flics auraient pu chronométrer leur déplacement pour être là pile poil juste avant que ça ne dégénère totalement. Et dans les yeux des filles cette excitation sauvage que tout ce merdier produisait.

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