un son pour faire tomber les murailles

Tu t’approches en effectuant des contorsions, des spirales vers un centre, et ce afin qu’il ne t’écarte pas brutalement. Que tu aies la possibilité même minime de l’entrevoir. Tu ruses ainsi pour t’approcher d’un tel centre, ou tu crois ruser, car ce mouvement n’est sans doute dû qu’aux mauvaises expériences engrangées, une conséquence naturelle suite à la fréquentation excessive de la ligne droite. Bientôt tu vas relire, c’est encore ce cran supplémentaire nécessaire à la disparition définitive qui peu à peu s’impose également comme naturel. Et c’est ce que tu attendais. Tu t’es bouché les oreilles jusqu’à ce jour pour patienter plus qu’humainement dans l’impatience. Pour entrer mort ou vif dans ton naturel. Et désormais tu tends l’oreille, tu attends le son, celui capable de faire s’écrouler toutes les murailles qui pourraient encore subsister autour de cette ville inconnue, de ce corps inconnu, de ce cœur inconnu, de cette âme inconnue, autant de sons qui feront souffler Moby Dick, et toi face au monstre les mains nues, sans harpon, tu noueras une nouvelle alliance, et bien sûr tout cela se fera sans effort, tout cela sera naturel. C’est ainsi que le voyage et l’écriture finissent par se confondre dans un mot, comme dans un espoir, celui de s’approcher de ce centre où tu seras naturel.

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