Une étrange forme de justesse.

La plupart des personnes ne peuvent accepter de se retrouver seuls face à un deuil. Le plus souvent elles vont chercher une aide extérieure qui les aidera à s’extraire de la pétrification dans laquelle la perte nous installe. C’est une réaction normale de survie. Cette idée ne vient pas tout de suite. D’abord il y a des étapes à franchir. En premier lieu il y a tout d’abord à visiter ce sentiment de profonde tristesse qui nous coupe du monde et de notre vie d’avant. Puis vient le désintérêt pour le monde environnant qui se transforme parfois en repli sur soi, et cette période peut être plus ou moins longue. On abandonne toutes les activités habituelles car elles semblent dérisoires, voire même trahir la mémoire de l’objet de notre perte. On ne pense qu’à cela et tout le reste autour n’a plus de réelle importance, plus aucune solidité. Quand aux sentiments, ils sont mis à l’écart sauf la tristesse, on ne peut pas remplacer un sentiment par un autre à ce moment là, cela semble impossible de s’investir dans une nouvelle affection. On pense qu’elle sera toujours au dessous de celle dont nous tentons de faire le deuil. Pour faire face au deuil, un vrai travail sur soi commence alors à condition qu’on désire vraiment en finir avec la tristesse.

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