Comme une cuillerée de miel.

l s’éveilla lentement avec la sensation agréable d’être reposé. L’affichage lumineux du réveil indiquait 4 heures du matin et cette découverte ajouta encore à sa joie. Son épouse ne se réveillerait pas avant 7h cela lui laissait quelques bonnes heures devant lui pour profiter de la tranquillité de la maison. Cela faisait des semaines qu’il n’avait pas éprouvé cette sensation paisible, aucune courbature cette fois et son esprit semblait d’une clarté magnifique. Il décida de descendre à la cuisine pour préparer un café et tandis que celui ci coulait en dégageant ses arômes aussi rassurants que familiers il ouvrit la porte fenêtre donnant sur la cour. Il espérait que les beaux jours qui s’étaient installés en ce début d’avril allaient durer un peu. Il ne faisait pas froid, la chatte se frotta contre l’un de ses jambes pour le saluer et réclamer ses croquettes en miaulant faiblement. Aussitôt qu’il eut lâcher la poignée de granulés dans sa soucoupe, elle se jeta dessus, en grignota rapidement quelques uns puis s’éclipsa alors qu’il tendait la main pour la caresser. Il la vit rejoindre le fond de la cour et, en quelques bonds agiles elle avait gravit la vieille échelle de bois pour rejoindre les toits. Enfin elle disparut totalement de son champs de vision encore limité par l’obscurité. Il opta pour une cuillerée de miel au lieu du sucre. C’était peut-être lui le responsable de cette excellente nuit de sommeil…Cela l’amusa de constater qu’il fallait qu’il trouve une raison à cette situation inédite. Rapidement il revisita également le menu des repas pris ces derniers jours et constata que ceux du soir s’étaient allégés par nécessité.