abandons

traitement numérique d'une partie de tableau du peintre Patrick Blanchon

D’aussi loin l’abandon éprouvé serra le cœur si fort que pour survivre je l’ôtais de ma poitrine.

un long temps de statue

de marbre

et un jour ou une nuit

l’abandon fut reflux

dans une grande foire à l’encan

j’abandonnais encore

jusqu’à mes dents

mes reins mes nerfs

j’allais cul nu

par les chemins

les champs

offrir encore le regard

un œil après l’autre

aux belles vesses de loup et aux mousserons tout blancs.