L’âme slave

Dans les veines dansent encore le souvenir de la marmotte écoutant les grands vents qui déchirent le silence.

La lisière noire des forêts ponctuée ça et là d'un battement de cil, un œil jaune de louve

surveillant la nuit.

La peur et le désir, globules rouges et blancs

Des luttes fratricides.

L'élan blanc affolé le soubresaut des carpes dérangées par le bruit des sabots

sur la glace des batailles. Ekaterinodar.

Et bien sur Ici dans l'aorte la voix plaintive de Baba Yaga chante un petit air mielleux

pour attirer les garnements.

Le sang rejoint les steppes, survole en jaillissant, se déployant comme un vol de migrateurs la pauvre isba. Une pointe de flèche passe au dessus de mes aïeux qui rentrent la tête dans leurs épaules en rêvant de renouveau.

Le courage d’être soi

Ça ne passe pas par des hauts faits, pas de faits d'arme, pas de grands actes héroïques oh non. Le courage d'être soi passe avant tout par l'ombre et tout ce que l'on dissimule durant des années parce qu'on a une trouille bleue de se faire toper.

Et puis un jour on se pose la question si c'est si grave que ça de se faire toper. On est tellement éreinté désabusé de tout que l'on s'en fout totalement de se faire toper.

Le courage d'être soi c'est d'abord en premier lieu accepter ça et en finir avec la peur.

La regarder bien droit dans les yeux cette peur comme une jolie femme, sans ciller et être prêt à en mourir.

Le courage d'être soi c'est aussi mourir de nombreuses fois pour rire ou pour pleurer peu importe les raisons encore une fois.

Cette douleur

C'était un peu minable il s'en rendait compte, mais l'urgence le pressait à un point qui ne souffrait pas d'attendre. C'était désolant, indigne, tout ce qu'on voudra mais la petite phrase assassine allait continuer à faire des ravages s'il ne réglait pas tout de suite cette affaire. En fait le poète venait de le traiter de gamin trop sensible, incapable de maîtriser ses émois, sans doute même voulait il dire qu'il ne faisait que les déposer comme de belles merdes sur ses feuilles, et que lui le poète, comme probablement un tas d'autres personnes, n'en avaient rien à faire.

Juste le vent

Juste le vent qui joue dans les cimes des arbres qui courre sur la plaine caressant les herbes juste le vent qui erre voilà ma vie ce rêve éveillé. tous ces voyages pour m'inventer un pays tous ces regards pour inventer le tien Juste le vent qui erre sans but ivre de liberté sans but... Lire la Suite →

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