Présentez-vous

Ces deux mots je les ai toujours redoutés. Non pas que je ne sache parler de moi cela je sais très bien le faire, mais cette forme d'injonction associée à l'instant présent, dans l'instant présent, m'a toujours profondément ébranlée. C'est qu'on vous demande en deux mots de bien d'être là, de l'être vraiment , devant... Lire la Suite →

L’artiste et le commerçant

C’est en me réveillant que l’idée m’est soudain venue, comme une sorte de lueur dans l’obscurité de la cour où je vais fumer ma première cigarette de la journée. L’artiste et le commerçant partent d’un même postulat. Il faut représenter plusieurs fois la même chose de façon légèrement différente pour atteindre au but. La différence est dans l’intention de départ.

De Stephen King à la peinture.

Il y a de très nombreuses années que je n’ai pas lu d’ouvrage de Stephen King. Et justement ce qui est intéressant c’est toujours ce qui m’en reste après toutes ces années, comme si le temps peu à peu avait resserré les mailles de son tamis pour me permettre de regarder aujourd’hui cet important qui m’est restitué. Ce qui était lu dans un mouvement de mode au terme de l’adolescence, tel un produit de consommation que l’on consomme et puis que l’on oublie dans l’urgence d’en consommer un nouveau, quand le désir jamais complètement satisfait nous aura projeter des années lumières au delà des sources où bouillonne son clapotis permanent, alors il reste malgré tout un je ne sais quoi, un presque rien mais qui, si on le considère, prend des allures de diamant. Hormis le contenu des œuvres de Stephen King c’est plus désormais la forme dont je me souviens le plus. Dans sa fabuleuse technique à raconter des histoires l’alternance de courts chapitres s’organisant comme un mille feuilles autour souvent d’un personnage principal d’idiot. Dans la simplicité, l’aspect particulier et unique de ce personnage Stephen King nous oblige à nous identifier face au chaos général du monde qu’il incarne dans ses romans par des phénomènes ou des antagonistes effrayants. C’est formidable de constater soudain à quel point un romancier que l’on considère comme « populaire » a su cristalliser les soucis de son époque d’un façon aussi attractive et finalement compréhensible par l’inconscient du plus grand nombre. Car l’art de raconter des histoires possède j’en suis intiment persuadé, ainsi que la peinture, c’est de toucher l’inconscient collectif avant même le cœur.

Enfermé dans la tête.

Ce confinement que nous traversons tous et ce de manière mondiale désormais est une métaphore prodigieuse.Si ce petit virus de rien du tout provient effectivement d'une chauve-souris qui, la plupart du temps est aveugle et se déplace au radar, si l'on veut bien aussi se souvenir de l'allégorie de la caverne de Platon, on peut toujours trouver des liens entre toutes ces choses.Nous sommes essentiellement constitués de cette nécessité d'établir des liens entre les choses, notre intelligence s'est construite au cours des milliers d'années de cette façons, nous n'y pouvons pas grand chose, disons que c'est le destin, la fatalité ou ce que tu voudras finalement car cela n'a pas vraiment d'importance.

Le talon d’Achille des solutions d’urgence.

Dans le fond il nous faut toujours des héros pour sauver le monde, que ceux ci prennent des noms modernes, scientifiques, et qu'ils véhiculent surtout de l'espoir c'est à peu près tout ce que nous leur demandons. Ainsi il en va de la Chloroquine comme du Dépistage, ou de ses avatars les Tests. Etant d'une nature plutôt imaginative et vieille école certainement, je privilégierais plutôt l'Amabié Nippon, l'Archange Gabriel, où tout bonnement l'apparition de la Vierge pour provoquer en moi un espoir quelconque que toute cette aventure "pandémique" se finisse bien. Cependant que je ne peux m’empêcher de penser à ce héros Grec réputé pour son invincibilité au combat, le fier, l’orgueilleux Achille, qui comme tu le sais sans doute périt d'une faiblesse imprévue-le penserait t'on- d'une fragilité au talon.

Entre pessimisme et optimisme, ce lieu paisible de l’indécision.

Si pour bon nombre d'entre nous l'indécision est un fléau majeur cause de bon nombre de procrastinations, c'est sans doute en raison de la pression attribuée à celle ci par ces deux blocs que forment d'un coté l'optimisme, et de l'autre le pessimisme. Mais si l'on navigue en plissant les yeux dans le tableau, si on évite soigneusement Charybde autant que Scylla, alors quelque chose se produit dans le lieu même de cette indécision qui pourrait bien ressembler, sinon à une éclaircie véritable, à l’œil du Cyclone. Le moment de l'indécision possède une clarté particulière si l'on apprend à ne pas en être trop effrayé, paralysé, si on ne le subit pas plus qu'on ne tente de maîtriser l'interprétation du tableau.

Qu’est ce que le hasard en peinture ?

Cette peinture, chaos, désordre en fait représente pour moi la méconnaissance acceptée, intégrée des lois du monde, de leur mouvement au delà de l'apparence. L'acceptation de mon ignorance me permet de résoudre le problème de l'obsession du sens. En acceptant totalement mon ignorance je laisse d'autres facteurs que la connaissance, qui désormais ne sert à rien.

Qui joue au dès la vie de notre monde ?

La notion de hasard est tellement mal acceptée et tellement mal comprise désormais qu’on la confond avec une partie de dés dans laquelle l’étymologie du mot prendrait sa source. Peut-on s’appuyer sur la loterie et la loi des probabilités pour gouverner un pays, comme pour protéger les habitants de celui ci ? Je ne le crois pas. Quand la chine a enfin déclaré être frappée par le coronavirus, tous les dirigeants du monde auraient du tenir compte de cette information et agir sans délai. S’ils ne l’ont pas fait je ne vois que deux raisons à cela. Soit ils sont complètement abrutis et ne cessent de s’aveugler dans leurs tours d’ivoire sur l’idée qu’ils se font de leurs concitoyens, et sur l’idée même d’avoir à les protéger. Soit ils se dont basés sur l’improbable, l’incroyable, l’inacceptable se convainquant les premiers que le virus ne déborderait pas de la frontière chinoise.

Objectifs et passage à l’action.

En chacun de nous il est d'usage de considérer qu'il y a deux personnages antagonistes. L'un est l'architecte, et l'autre l'artisan Il ne sont pas souvent d'accord en ce qui me concerne car l'architecte ne cesse de remodeler ses plans au fur et à mesure où les idées lui viennent, ce qui met en rage l'artisan car bien souvent ce que propose l'architecte remet en question ses plannings, son stock de stratégies, la pertinence de ses outils, des matériaux etc. Ce conflit permanent est certainement une des sources principales de ce que l'on a coutume d'appeler la procrastination.

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