Débuter et découvrir le « sans but »

Dans notre monde qui prône l'expertise comme autrefois on vénérait le veau d'or, un écart se creuse peu à peu. Un écart, une erreur que l'on pourrait aussi nommer un péché étymologiquement parlant :du latin peccatum, qui signifie faute, erreur. C'est assez amusant de constater que cette volonté de proscrire l'erreur d'une façon obstinée, de la réduire à... Lire la Suite →

La comparaison

Il y a des années que j'ai abandonné l'idée de me comparer à qui que ce soit. Pour des raisons énergétiques principalement. La comparaison soulève et révèle l'un des points principaux sur lesquels doit travailler le peintre : la qualité de son isolation. L'isolation comme dans l'habitat. Des cloisons, des fenêtres, toute une écologie de... Lire la Suite →

La démonstration de peinture

J'allume la caméra et je reste devant la toile blanche immobile quelques minutes. Impossible de faire quoi que ce soit. Des images parasites s'interposent entre la surface blanche et l'envie de démontrer. Démontrer devient soudain à cet instant une énigme. Je peux tenter d'amoindrir le mot. Juste montrer. Montrer comment je fais. Mais d'autres images... Lire la Suite →

La bonne distance

Et si cette obsession de toujours repartir à zéro n'était qu'apprentissage. Evaluation de cette distance à poser entre le tableau et soi. Entre l'autre et soi. On ne peut étreindre ni étouffer sans risque de rejet. Sans que l'autre ne transmute le rejet en indifférence. Encore une fois un fou se promène dans la nuit... Lire la Suite →

Repartir de zéro.

Je m'arrête à 12. Non pas parce que le chiffre 13 m'effraie. Parce que 12 est comme une promesse. Après 1 et 2.. le 3 toujours renouvelé dans cette pauvreté d'esprit à laquelle je tiens. A laquelle je m'efforce de tenir. De m'accrocher. Le dernier personnage synthèse de tous les autres qui vient le soir... Lire la Suite →

Des anciens Aztèques aux mind maps modernes

En triant mes notes , j'ai retrouvé les éléments d'une recherche que j'avais effectuée sur la culture Aztèque il y a de cela plusieurs années. Et tu le sais peut-être je porte une attention soutenue à tout ce qui peut surgir dans ma journée que ce soit un courrier que je reçois, les dessins que forme un oiseau en train de voler dans le ciel, ou bien une idée qui arrive et qui en entraine une ou plusieurs autres. Hier par exemple je me demandais comment trouver un système d'organisation plus confortable pour ces notes que j'étais en train de classer quand tout à coup un mot m'a traversé l'esprit et c'était le terme de "carte heuristique" qu'on appelle également carte mentale. Du coup je me suis interrompu dans mon tri et j'ai effectué une recherche sur internet pour suivre cette dernière idée et voir jusqu'où elle me conduirait.

Alexandre et Bucéphale

Quand tu peins un tableau tu es complètement absorbé dans celui-ci, tu t’attaches à un tas de détails, tu ne te rends pas compte des parties précises, des parties floues, des forces et des faiblesses de ce tableau.

Tu pourrais imaginer que ça ne concerne pas seulement un tableau d’ailleurs, et c’est en cela que je dis souvent que la peinture est un enseignement de tous les instants.

Je veux dire que par elle tu peux développer ton esprit analogique. Trouver des rapprochements avec à peu près toutes les situations de ta propre vie.

Pour mieux voir l’équilibre d’une toile je préconise à mes élèves d’aller la placer sur un chevalet à l’autre bout de l’atelier et de la regarder de loin.

A cet instant les détails disparaissent avec la distance. Tout ce à quoi on s’attachait et qui n’était que détail. Alors la structure globale de la toile apparait et on se rend mieux compte de son équilibre, de ses forces et de ses faiblesses. On obtient parfois aussi une vision totalement différente de celle que l’on voyait lorsqu’on avait le nez sur la toile.

Tu as compris que ce qui est important dans cette utilisation de la distance, du recul est de se détacher d’une vision subjective, de changer de point de vue sur notre travail de peintre.

Tout le monde n’y arrive pas dés le début. Parfois on reste tellement accroché à sa vision première qu’on n’accepte pas bien cette nouvelle vision qu’offre la toile à distance. Des émotions négatives seront parfois renforcées par cette distance. Mais ce n’est pas la distance qui les fait naitre, elles sont déjà dans un à priori que la personne a mis en place et dont elle a du mal à se détacher.

Pour modifier ça. Pour aider la personne à changer de vue j’utilise tout un tas de stratégies.  C’est mon travail de prof.

Imagine que tout soit possible et que ce ne soit pas un rêve…

Si tu me suis depuis un moment tu sais que j'ai de temps à autre des idées baroques. D'ailleurs j'ai observé qu'elles arrivent par vagues sitôt que j'accepte de leur donner un peu d'attention. Que je ne me dis pas comme souvent nous le faisons tous :

Mais non ce sont des conneries, laisse tomber arrête de rêver.

Tu sais c'est la grande question entre potes concernant le gros lot. Et si tu gagnais 250 millions d'euros qu'en ferais tu ? Personnellement je crois que ma vie ne changerait pas beaucoup de ce qu'elle est actuellement. Je crois que j'aurais encore bien peur comme lorsque j'étais gamin de me laisser enfermer dans cette idée d'abondance soudaine.

De cette abondance je me suis toujours méfié.

Un jour mon grand-oncle, personnage loufoque, rebouteux au Puy en Velay que je rencontrais en vacances chez mes grands-parents me confia une histoire. Celle du Rond du Trésor et dont le décor est celui de la forêt de Tronçais, dans le Bourbonnais.

Ici au premier coup de minuit, la nuit de Noel la terre s'ouvre et le voyageur qui se tiendrait là à cet instant n'en croirait pas ses yeux. Il apercevrait dans les entrailles de la terre quantité de trésors incroyables. Il pourrait y avoir acces facilement en descendant la ravine pour les rejoindre et s'en emparer. Mais le problème est que la terre se refermera au 12 -ème coup de minuit. Si le voyageur n'est pas au courant de l'urgence pour ressortir du gouffre fabuleux, il risque de rester enfermé là durant toute une année, jusqu'à Noel prochain.

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