Importance des impasses.

Tandis que la plupart des aoûtiens s’apprêtent à affronter des kilomètres de bouchons dans un sens, alors que dans l'autre les juillettistes rentrent au bercail, je me pose la question encore une fois de l'importance des chemins de traverse, des bonnes et mauvaises pistes et comme toujours quand il y a trop de choix je vois se dresser une jolie impasse.

Qu'à cela ne tienne, voyons voir ce que l'impasse aurait à m'apprendre encore que je ne sache pas déjà. Il est possible qu'il faille me rabâcher de nombreuses fois les choses et que je me les rabâches moi aussi avant de tomber sur cette minuscule anomalie, cette singularité qui, tout à coup transforme les citrouilles en carrosse, les paillassons en tapis volant.

A nouveau je reprends la masse d'informations que j'ai recueillies ces derniers jours sur mon ami Thierry Lambert et sur sa modification de trajectoire. Celle ci m’intéresse car il me semble qu'elle ressemble à ce que vivent bon nombre d'artistes et pas des moindre. Je ne peux m’empêcher de penser à Picasso qui s'écarte de la peinture dite classique pour s'engouffrer dans le cubisme ( grâce en bonne partie à Georges Braque soyons juste) .

Enfermé dans la tête.

Ce confinement que nous traversons tous et ce de manière mondiale désormais est une métaphore prodigieuse.Si ce petit virus de rien du tout provient effectivement d'une chauve-souris qui, la plupart du temps est aveugle et se déplace au radar, si l'on veut bien aussi se souvenir de l'allégorie de la caverne de Platon, on peut toujours trouver des liens entre toutes ces choses.Nous sommes essentiellement constitués de cette nécessité d'établir des liens entre les choses, notre intelligence s'est construite au cours des milliers d'années de cette façons, nous n'y pouvons pas grand chose, disons que c'est le destin, la fatalité ou ce que tu voudras finalement car cela n'a pas vraiment d'importance.

La ligne claire

Entre la ligne confuse, la ligne qui apparaît comme par mégarde, la ligne épaisse qui cerne tel un plomb la couleur, la ligne protéiforme presque invisible et qui s'accentue pour indiquer une ombre puis s'évanouit à nouveau aux abords de la lumière, il y a entre toutes ces lignes plus ou moins poilues, comme retranchées dans la peinture, la découverte, ou plutôt la redécouverte de la "ligne claire". C'est une expression que j'emprunte à l'un de mes amis Facebook, Michel Cadière, formidable artiste dont je vous invite à explorer les travaux.

Le dessin et la peur.

Je regarde la main qui transmet au crayon son hésitation, son trouble, sa peur et sur la feuille blanche le dessin qui surgit.

Comment décrire ce que je ressens à la vue de tous les tremblements de la ligne, de son aspect "poilu", et pourquoi devrais je annoncer soudain une défaite alors que ce je constate est une victoire ?

Rester là.

Rester devant la feuille à dessiner, fermer les écoutilles, ignorer le bruit du monde tout autour, exilé du brouhaha des réseaux sociaux, des foules allant par les rues les routes les chemins vers leurs emplois du temps respectifs dans une commune perte de temps aussi il se pourrait.

Paradoxe

Hier j'ai voulu tenter cette expérience de partir ainsi au hasard des traits, des lignes, avec mon crayon comme objet de concentration. Sans justement vouloir établir de processus compliqué, en partant juste de la contrainte du trait de la hachure plus ou moins épais, plus ou moins resserrée ou écartée.

Le simple est difficile

Si on regarde un itinéraire sur Maps on peut le penser, prendre l'autoroute va plus vite que d'emprunter les routes secondaires. C'est une évidence pour la plupart d'entre nous car aussitôt nous vient cette pseudo évidence que nous mettrons moins de temps. Sauf que ce n'est pas toujours la réalité.

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