L’art des tout petits tableaux.

Première série de « Tinies » Patrick Blanchon

5 cm de chaque coté, pas plus, ainsi le veut la contrainte car sans contrainte pas de liberté vraie. Ce sont de tous petits tableaux que l’on appelle « Tiny » , comme tout est à la mode anglo saxonne désormais. ça pique ma curiosité je prends une toile je divise pour en placer 6 et je me lance. Le résultat est plutôt scolaire, c’est une première fois et j’ai fait vite et aussi je me fiche bien du résultat, excuse moi du peu mais ce qui m’intéresse c’est ce que mon corps éprouve, ma main mon poignet mon bras et mes doigts de pied qui se mettent en éventail aussitôt car le Tiny est jouissif pas de doute.

Le tiny c’est un vecteur vers l’univers quantique. Au début j’ai essayé de compliquer comme j’aime faire, brouiller les pistes, il ne supporte pas, il veut du simple à décliner.

OK, j’obtempère pas de soucis. Et là, secousse sismique totale du corps j’entre en lévitation. Ma main manipule au delà de l’œil et des pensées cette forme simple et la triturant je navigue tout entier dans ce petit carré de 5×5 cm comme sur l’océan pacifique…intersidérale comme sensation..

C’est par des petites choses comme ça bien souvent qui annulent des années de monologue intérieur que le corps reprend sa place perdue dans l’espace temps.

Avec le Tiny je suis bel et bien à la fois ici et maintenant et ailleurs comme toujours pareil au chat de Shroedinger, n’est ce pas merveilleux ? je n’ai plus qu’une hâte c’est de recommencer.