Les larmes

Il y a la violence, la colère, qui la plupart du temps, mènent à l'impasse. Et puis il y a les larmes et là quelque chose d'inédit surgit soudain et qui désarme quand on surmonte les derniers miasmes que l'impuissance laisse derrière elle.

Car pleurer ou voir un ami pleurer ouvre un champ nouveau une forme soudaine et merveilleuse de l'immédiateté.

Cette immédiateté comme cet amour tant recherché qu'on ne trouve jamais tant qu'on le recherche parce qu'on s'attacherait à ne vouloir retrouver que du nouveau dans le connu.

Trouver les larmes comme trouver l'amour c'est trouver une forme d'éternité et la laisser s'écouler un instant sur nos joues comme sur nos ventres pour apaiser notre intranquillité chronique, nos peurs de mourir.