Les temps sont en train de changer.

Photo Patrick Blanchon

Comme le ciel un coup bleu, gris , mauve ou rouge, les temps sont en train de changer et ça ne sert à rien de ruminer ou de s’en plaindre. Des usines à peindre sont déjà en place en chine, des tableaux à la chaîne, et certaines galeries de ma connaissance en profitent déjà largement pour acheter par lot des artistes purement imaginaires puisque comme sur les plateformes de sondages ou de vpc tout le monde s’appelle Louise, Sylvie, ou Chloé suivant les tranches d’âge ciblées.

Qu’un artiste puisse émaner d’un travail collectif finalement ce n’est pas différent d’un modèle de voiture, d’ailleurs il existe par dérision sans doute, la « Picasso » avec ou sans option, comme vous voudrez.

C’est d’une certaine façon le contre-pied total à ce parfum d’élitisme qu’une société moribonde tente de conserver en réinjectant sans relâche dans ses musées des expositions temporaires sur des peintres archi connus tandis que la grande majorité de ses artistes « comptant pour rien » tire le diable par la queue.

La banalisation de l’art c’est la banalisation de la culture, comme la banalisation de la bouffe, de la baise.

Mac do et Youporn laminent les jeunes cerveaux et les jeunes estomacs aussi surement qu’une arme de destruction massive.

Ceux qui monteront dans l’arche, seuls seront sauvés oui mais quelle arche ?

Les arches de Noé aussi sont montés en série.