Comment bien perdre son temps sans vouloir ensuite essayer de le rattraper.

republication de cet article sur l’art de perdre son temps, écrit avant les deux confinements. Grâce à l’outil recherche du site il est possible de taper un mot clef et d’avoir une série d’articles en relation… exemple pour le temps :https://peinturechamanique.blog/?s=le+temps

l'amour c'est tous les jours

L’association commune qui s’établit entre le temps et l’argent, entre le temps et la réussite, entre le temps et la satisfaction en fin de compte, n’est peut-être pas la meilleure qu’il soit.

Cette urgence dans laquelle elle plonge tous ceux qui de bon ou de mauvais grès y adhèrent revêt tous les symptômes d’une maladie mentale.

L’obsession, l’idée fixe, le dérèglement du courage en témérité, de l’endurance et de la ténacité en opiniâtreté; tout cela additionné parfois crée une sorte d’exagération dont on ne se rend pas compte tant que tu te trouves à l’intérieur.

Heureusement le temps fait bien les choses, il les fait en passant, l’air de rien, comme à son habitude.

Imagine alors ce qu’il pourrait t’enseigner si pour un instant tu te déplaçais un peu, disons d’un pas de côté

et que tu te risques, pour une fois, à le perdre en toute conscience.

Il y…

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Fais le tout de suite

En ce moment j'expérimente la gêne. Ça me gêne d'avoir autant d'idées qui me traversent et dont je ne fais pas grand chose. C'est certainement une sorte de confort. Mais je trouve has been ce confort. Et je sais que je dois passer par cette sensation d'inconfort pour passer à autre chose... Appelle ça l'... Lire la Suite →

La patience

Au début j'avais un mal de chien à soutenir son regard. Elle semblait tout voir d'un coup en moi. Je me l'imaginais ainsi. Surnaturelle. Et puis peu à peu, je ne sais comment, surement pas par courage, je pus enfin la regarder bien en face sans trop cligner des yeux.

Aussitôt qu'elle apparue dans la pièce j'eus cette sensation d'être en présence d'une sorte de monstre. Elle était semblable à toutes les femmes où plutôt presque semblable à elles.

C'est dans ce "presque" que l'angoisse tissait son récit, seconde après seconde.

Tout à fait le genre de femme dont je rêvais à cet instant où je revins en France, cette année là. Une à ma hauteur, voire même plus si possible avais je demandé en joignant les pieds, allongé sur le canapé de Lara au fin fond de l'impasse vers laquelle mes pas me portaient à la fin de chaque errance.

Et puis soudain par une série de péripéties et de circonstances je m'étais rendu au bout de Paris, j'avais traversé la ville pour me rendre à l'adresse indiquée, j'avais poussé la lourde porte donnant sur une cour et les ateliers d'artiste. Elle m'attendait et ouvrit la porte presque aussitôt que j'eus frappé à sa porte.

La 4ème Atlantide

On ne regarde presque jamais l'évidence, tant nous sommes en quête d'extraordinaire. Cependant, une fois ce mince obstacle dépassé tout devient une limpidité de cristal. Nous sommes parvenus au terme de la quatrième Atlantide me chuchota Ra. Je ne me sentais pas en mesure de le contrarier, et même j'avais remarqué que je passais de... Lire la Suite →

Le dit de Merlin

L’enchanteur et son air triste je le revois encore tandis qu’il s’avance sur le chemin qui mène à cette maison. Ma maison. Je peux constater aussi l’étonnante métamorphose , la maîtrise consommée de chacun des muscles de son visage pour transformer le sérieux en jovialité. Je le surprends si facilement à opérer ce petit relooquage... Lire la Suite →

Miracle du dodormil

Un comprimé entier hier soir sur la route dans ce petit hôtel suranné. Et puis l’impression d’être terrassé par un gentil rouleau compresseur... Quand j’ai ouvert un œil vers 2h du mat je me suis dis que ce serait ballot de me lever... je tenais encore les dernières bribes d’un rêves entre mes poings fermés...... Lire la Suite →

L’important est de participer ?

"« Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu » Il parait que cette citation attribuée à Pierre de Coubertin prendrait sa source, son inspiration dans un sermon prononcé par l'évèque de Pennsylvanie, Ethelbert Talbot, prononcé le 19 juillet 1908, au cours des Jeux de la IVème Olympiade à Londres. Du coup cette citation est assez mal considérée car elle prend la forme d'une excuse facile à exhiber face à toute défaite. Je crois que cela fonctionne si l'important dans la vie se résume à la victoire, ou si Compostelle est le but ultime gommant tout le parcours effectué pour l'atteindre enfin. Ce qui n'est évidemment pas le cas en ce qui me concerne.

Je marche seul

C'est au mois de juin 1985, que cette chanson parvient sur les ondes. J'ai 25 ans et je suis encore tiraillé de tous les côtés par les doutes quand à ma soi disant vocation d'écrivain. Mais je m'accroche. J'ai lâché tout ce qui m'apparaissait encombrant. La famille, la petite amie, l'idée de faire une carrière quelconque dans quoique ce soit d'autre que l'écriture. Je vis dans une chambre d’hôtel et je vis de petits boulots qui ne me mangent pas trop de temps dans la journée. Et bien sur je marche énormément dans les rues de la ville. C'est la seule solution que j'ai trouvé instinctivement pour être encore dans le mouvement général de la vie. Je marche durant des heures parfois sans adresser la parole à personne durant des jours. Je n'ai jamais été un "fan" de JJG. L'engouement des foules me l'a fait mettre au ban automatiquement. Tout ce qui sort du poste de radio est plus ou moins suspect mais c'est à peu près le seul lien avec la marche que j'entretiens avec le monde. Et puis ça tombe bien je marche seul moi aussi. Il y a quelque chose qui se met en place doucement, une vitesse de croisière, une habitude pour contrecarrer d'autre habitudes. Une autonomie oui, et une émancipation aussi de tous les jougs que je trimbale depuis des années. Quelque chose est dans l'air du temps et m'imbibe. Cela fait 4 ans que Mitterrand vient d'être élu, et une bouffée d'air frais semble envahir les rues de Paris. La fête de la musique vient d’être crée 3 ans plus tôt au mois de juin également... les gens semblent encore espérer tout un tas de choses. Et moi aussi surement. J'ai encore toute la vie devant moi, de l'espoir, et je marche de long en large dans ma chambre d’hôtel et dans les rues pour trouver les mots, pour dénouer ces nœuds tellement serrés. Mais j'ai enfin un but pour quelques temps auquel m'accrocher dans la solitude que j'expérimente et qui peu à peu devient quelque chose d'essentiel.

Une idée de génie

Judith déjeune encore seule et ça l'agace. Egmond ne descend plus. Il reste vissé sur son fauteuil là haut à l'étage. Depuis quelques semaines, des mois peut-être il s'est mis en tête de devenir écrivain. Il se lève aux aurores et tape comme un forcené sur le clavier de son ordinateur. Judith au début l'appelait pour qu'ils passent ce petit moment privilégié ensemble, en vain. Elle l’appelle encore plusieurs fois mais désormais c'est une sorte d'habitude entre eux qui s'est installée, Egmond tarde à descendre. Elle a du mal à en prendre son parti, car boire son café du matin seule la rend triste

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