Ouverture et croyance

Ce qui provoque l’ouverture est peut être seulement la croyance en un enfermement. Lorsque je me souviens de l’épaisseur de l’ennui que je portais en moi adolescent dans la campagne bourbonnaise,cette impression d’enfermement et comme elle me stimule pour marcher durant des journées sur les chemins, les sentiers. Sans autre but que le mouvement pour... Lire la Suite →

Axis mundi

La verticalité dans son épuisante obsession et ce depuis belle lurette s'accompagne en général d'une notion d'axe.

C'est pourquoi nous pensons la plupart du temps et suite à l'observation de la nature qu'axe et verticalité se confondent.

Pour avoir passé une bonne partie de ma vie allongé j'ai tout à fait le droit d’émettre certains doutes quand à cette affaire d'axe comme de verticalité.

La station debout a exclu l'homme de l'immanence et c'est une chose à laquelle on ne réfléchit pas beaucoup.

L'immanence est l'autre nom de l'Eden, du fameux paradis perdu , cet univers que nous pouvions appréhender facilement par la vision, le toucher, l'odorat, le gout et probablement encore bien d'autres facultés désormais perdues.

Toute séparation provoquant une nostalgie, celle ci dégageant une aura confortable de crotte nous nous y enfouissons désormais allongés sur des canapés tout en visionnant des émissions merdiques télévisuelles la plupart du temps.

Que les programmes de la télé ou du net soient débiles n'a absolument aucune importance et c'est même encore mieux puisque le but caché de ce fonctionnement de masse et un retour par le chemin Hertzien vers ce fameux paradis perdu.

Une étrange forme de justesse.

La plupart des personnes ne peuvent accepter de se retrouver seuls face à un deuil. Le plus souvent elles vont chercher une aide extérieure qui les aidera à s’extraire de la pétrification dans laquelle la perte nous installe. C’est une réaction normale de survie. Cette idée ne vient pas tout de suite. D’abord il y a des étapes à franchir. En premier lieu il y a tout d’abord à visiter ce sentiment de profonde tristesse qui nous coupe du monde et de notre vie d’avant. Puis vient le désintérêt pour le monde environnant qui se transforme parfois en repli sur soi, et cette période peut être plus ou moins longue. On abandonne toutes les activités habituelles car elles semblent dérisoires, voire même trahir la mémoire de l’objet de notre perte. On ne pense qu’à cela et tout le reste autour n’a plus de réelle importance, plus aucune solidité. Quand aux sentiments, ils sont mis à l’écart sauf la tristesse, on ne peut pas remplacer un sentiment par un autre à ce moment là, cela semble impossible de s’investir dans une nouvelle affection. On pense qu’elle sera toujours au dessous de celle dont nous tentons de faire le deuil. Pour faire face au deuil, un vrai travail sur soi commence alors à condition qu’on désire vraiment en finir avec la tristesse.

La substantifique moelle.

François Rabelais le tourangeaux de la Renaissance qui vivait du coté de Chinon, évoque une belle Lapalissade, même si celle-ci est anachronique. Tu comprendras qu'il est nécessaire de rompre l'os pour en tirer la substantifique moelle. Le premier chien comprend ça d'instinct. Ce qui n'est absolument pas le cas de l'être humain qui va lécher, ronger l'os sans jamais le briser. Et c'est par peur, la plupart du temps, de n'avoir plus rien à se mettre sous la dent les jours à venir.

Une histoire banale

http://farm6.staticflickr.com/5064/5842622195_ea6df800da_z.jpg C'est l'écrivain Robert Graves qui la raconte dans son magnifique travail sur la mythologie grecque lorsqu'il évoque une des multiples visions cosmogoniques  des anciens.  La déesse Eurynome dansait sur l'eau et s'ennuyait lorsqu'elle fit la rencontre du vent Borée qui pour l'occuper la féconda. Amoureux le couple voulant encore profiter du bon temps confièrent... Lire la Suite →

Épurer

Apres les couleurs vives la naissance des gris et des lumières. Comment retirer non pas le bon grain de l'ivraie, le bon du mauvais, le trop lourd du  trop léger, le trop vif du trop  terne mais le plus harmonieux de l'harmonieux. Comment trouver l'essence ? C'est une question majeure pour moi et j'avoue me... Lire la Suite →

La source de la peinture

Détail en noir et blanc Plus qu'une source, une soif. Rien ne s'écoule que l'envie de "Lui" donner parole par la couleur, la ligne,la forme. Il a fallu que ça disparaisse pour que ma peinture timidement d'abord commence à sourdre. L'insatisfaction, le manque, l’excès, c'est "Son" mutisme qui me murmurait et si faible encore perdurait-il... Lire la Suite →

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