Miracle du dodormil

Un comprimé entier hier soir sur la route dans ce petit hôtel suranné. Et puis l’impression d’être terrassé par un gentil rouleau compresseur... Quand j’ai ouvert un œil vers 2h du mat je me suis dis que ce serait ballot de me lever... je tenais encore les dernières bribes d’un rêves entre mes poings fermés...... Lire la Suite →

Le chant du coq

Ce matin le coq chante, il chante tous les jours mais je ne suis pas toujours disponible pour l'écouter. Le chant du coq comme tant d'autres choses qui me traversent n'est rien d'autre qu'une habitude à laquelle on ne fait plus attention. Il faut dire que tant de choses sont à penser dès le réveil. Est ce qu'il reste encore du café dans le pot par exemple, et comment je vais finir le mois, et aussi pourvu que le facteur ne m'apporte pas de facture, et encore tout un tas de choses extrêmement importantes...

Combien de likes sur mon dernier post Facebook

Combien d'emails de fan ?

Combien de sucres dans mon café du matin après toutes les bonnes résolutions de la veille ?

Etc.

Mais de temps en temps la grâce frappe au hasard et ce matin c'est mon tour. J'entends le chant du coq et ça me fait drôle.

D’un rien l’autre, le miracle.

Comme une peau qui tombe,

une écaille,

une poutre qui se métamorphose en paille

et s'envole dans l'air bleuté. Un premier rien.

La douleur venait de l'imagination

Mais quand il n'y a plus rien même pas la douleur de la peur

Aucun souvenir de la peur

Même l'utilité s’effiloche pour retourner au cœur du grain

au cœur du lin.

Pourquoi résister au jeu ?

Si la vie comme d'aucuns le disent n'est qu'un rêve choisit parmi d'autres un jeu qui commence et s'achèvent dans l'ignorance totale des règles Pourquoi résister au jeu ? C'est dans ce refus que le mal et le bien opèrent tour à tour m'amputant d'un oeil d'une parole d'un geste pour longtemps. Une sorte de... Lire la Suite →

D’une résistance à l’autre

Je résiste à la façon des saxicoles. Il me faut très peu de prise pour assurer ma survie, à l'heure, à la journée, parfois à la semaine, ça ne va généralement pas plus loin. L'essentiel est d'avoir une toute petite idée de rien du tout. Et la développer dans une infinité de sens, comme autant de radicelles, de radicules. Durant cette période je ne suis que cette idée. Parfois cette idée est bonne, bénéfique à l'espèce toute entière, d'autre fois elle est toxique, d'abord pour moi-même, elle m'empoisonne copieusement l'existence jusqu'à ce que j'arrive à bout de souffle, à bout de lumière, à bout d'eau à bout de tout et que finalement vaincu par celle ci je la délaisse pour placer mes ventouses un peu plus loin sur la paroi. A bien regarder ces deux types d'idées ne sont séparées que par une notion de résistance. Résistance à la tristesse, résistance à la joie de vivre. Résistance à la vie qui s'écoule sans relâche vers la mort.

La mort viendra et elle aura tes yeux.

Cette phrase extraite du poème et faisant office de titre pour le recueil je l'ai découverte en marchant sur les quais un jour d'été dans la chaleur torride d'un après-midi alors que je farfouillais dans les boites des bouquinistes à la recherche d'un peu d'ombre. e devais encore une fois de plus être mal dans ma peau, malheureux et d'une solitude flamboyante aussi des que je vis ce titre, je ne connais pas encore cet auteur à l'époque, il m'attira et je donnais au marchand les quelques pièces qui me restaient en poche pour l'acquérir. Souvent je préférais acheter un livre plutôt qu'un sandwich ayant constaté l'aspect éphémère des satisfactions dues à la mastication. Je crois qu'ensuite je me suis installé en contrebas plus près de la Seine pour dévorer ce livre d'une seule traite.

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