61. Notule 61

Que la violence du désir soit tellement forte, irrépressible, qu’on puisse soudain l’observer quand elle s’envole ainsi dans l’air comme un tourbillon de feuilles qui n’en finit pas.

Et maintenir néanmoins la quiétude.

Rester baba face à cela et ce même en partage, encore en paix profondément.

L’intenable enfin tenu.

Il en faut des pesées pour connaitre le scrupule comme l’art d’équilibrer les fléaux.

Et s’en aller son chemin sans la tristesse à ses cotés.

54. notule 54

Photo de cottonbro sur Pexels.com

Cette proximité de cœur ou d’âme, et pourquoi pas de peau. De peau serait plus sûr. Cette sensation qui naît à la lecture d’un poème qui fait mouche. L’espace s’en trouve agrandi comme le large et on peut entendre très précisément ce que murmure le monde et qu’on n’entend jamais. Parce que l’on dit c’est la mer, c’est un oiseau, parce qu’on a besoin de s’appuyer sur des rembardes durant les croisières.

Hourra! pour celles et ceux qui laissent passer au travers ce murmure et qui se désagrègent tout entier pour nous le restituer, intact.

Hourra… j’utilise ce mot pour exorciser quelque chose je crois. Je l’ai entendu dire récemment lors d’un défilé guerrier, et encore ailleurs après une chasse à courre, la mort d’un grand cerf. Mais ces hourra là salissent le vrai hourra.

Il n’y en a qu’un qui convienne c’est celui qui vient aussitôt aux lèvres à la lecture du poème.

Là où il n’y a pas d’âge.

Annales akashiques, huile sur toile Patrick Blanchon 2018

C’est par hasard que le discours s’interrompt pour faire place au silence. Par hasard car à cet instant la volonté n’y est pour rien. Par hasard car on ne peut vouloir ce silence là,, on ne sait même pas qu’il existe.

Disons donc par hasard.

Je ne voulais plus discourir ainsi et un gouffre s’est ouvert en moi.

Je ne voulais plus peindre ainsi et la toile soudainement s’est déchirée, par hasard, ou providentiellement.

C’est à dire que dans cette déchirure le contenu n’a plus de sens, il ne reste plus que la forme floue à peine distinguable, un quelque chose. Ce flou provient à la fois de l’œil comme de l’ouïe.

Ce flou est le sujet et le sujet c’est à nouveau le peintre.

Qu’il peigne des nuages, des fleurs, son visage, un assemblage chaotique de taches, c’est exactement la même chose toujours.

Le sujet est immortel, on aurait tort de croire que l’interruption, la pause, en marquerait un début comme une fin.

La mort véritable elle-même n’y peut pas grand-chose.

Le sujet s’auto- transmet comme un bâton qui court seul sa longue course de relais

La forme en revanche est individuelle, unique. C’est la ressemblance qui aveugle le plus et interdit ainsi le passage.

La structure du discours est unique si le contenu est bateau pour se diriger vers l’inconnu, errer.

Ainsi Nadja. Ce livre bien complexe quand on tombe dessus sans filet.

Ulysse-Breton accroché à son mat intellectuel est bien moins solide finalement que l’authenticité de cet amour qu’une soi-disant timbrée lui porte. Timbrée et prophétesse, tout pour plaire pourtant … Mais non.

C’est à dire que c’est pareil pour le chant des sirènes, cette incohérence qui fonde tout le chant, tout le langage, il faut s’accrocher pour le regarder vraiment telle qu’elle est sans ciller.

Ce que dit Homère dans son récit est une chose, ce que fait Breton en est une autre, si proche mais tellement différente. Il se barre sans retour pour conserver sa tête, pour ce que ça lui sert, la belle affaire…

Ce qui se jette dans l’amer d’être découvert ce n’est pas la sirène. Ce ne sera jamais elle.

Ce qui se jette dans le néant c’est cette part enfantine en nous qui soudain comprend à quel point le babil général qu’elle tente d’imiter est vain.

Cependant si on tient un peu plus loin, si on slalome entre les catégories, celles du courage et de la lâcheté, le silence bruit intensément, et le néant s’ouvre sur les grandioses fêtes foraines Akashiques.

Le temps s’écroule sur lui-même et sitôt l’incohérence traversée, dépassée on en revient à ce pays natal,

Là où il n’y a pas d’âge.

Avant, après

Avant je ne voyais pas l’espace

désormais il est partout.

Je n’ai rien brisé,

rien rangé, rien caché

J’ai juste gratter un peu les murs

Ma main est passée au travers

Ma curiosité ensuite

Qui s’est ouverte en fleur

sans but ni raison

Puis ont cédé tout doucement

L’avant , l’après

Devant l’espace immense

du moment présent

Aquarelle 2019

Ce qui fait écho

Il faut que la voix meurt pour que l’écho naisse.

Et des falaises de granit et de hauts murs de craie

pour se renvoyer à l’infini la balle

Sans doute aussi une certaine qualité de l’air

Et des oreilles tendues bien sur

il y en a toujours quelques unes par ci par là.

Et quel mystère si

tout ça, ici et là

ne tombe que dans l’ouïe d’un lièvre

sous le sabot d’un âne.

Voir

Huile sur toile détail 2021

C’est aux petites heures de la nuit, proches du matin, que j’entrevois des splendeurs , des effrois.

J’entrevois, mais elles s’échappent, ils et elles se confondent l’une l’autre et m’obligent, par de drôles de suggestions, à ne rien retenir pour espérer une chance de les revoir.

Je respire seulement, remède incontournable de mes petits matins blancs.

Je ne suis plus que l’air qui va et vient depuis la plèvre au fond du ventre, en passant par le poumon.

Car c’est l’astuce, la martingale pas mal trouvée, que celle de m’évanouir ainsi à tout bout de champs pour repousser les horizons.

Puis le lever du corps, les quelques pas vers l’amertume du café noir, le renoncement au pain beurré, au goût perdu du pain sous l’épaisse couché de confiture.

Comme en aveugle enfin j’ouvre la porte de l’atelier , prend une nouvelle toile et peins tout ce qui m’échappe tout ce que je ne peux pas voir.

Tout ce que je ne veux pas voir.

Ceux qui savent

Hier je n’ai presque rien dit. J’ai laissé parler ceux qui savent.

Ils savent un tas de choses et sur un tas de sujets, que je ne connais pas.

— Peux-tu me passer le sel ? Peux-tu me passer le poivre ?

— Non merci pas pour moi, ou oui juste un doigt car je conduis j’ai dit. Pas grand-chose de plus.

J’ai beaucoup écouté.

Ces voix qui s’entremêlent, parfois s’entrechoquent, et qui d’à peu près tout

pêle-mêle

se mêlent,

comme sur le mur des cons accroché dans le couloir.

c’est ce qu’a dit ce petit jeune homme extrêmement brillant

mais froid comme un cube, un glaçon

Je n’y ai plus vraiment fait attention.

Après tout c’est une trêve, non ?

la trêve de Noël.

Je me suis laissé glisser à la surface des choses comme on se jette à l’eau.

Le tout autour d’une petite vieille qui ne cessait de dire je vous aime oh oh

comme je vous aime

mes enfants.

L’année dernière encore on pouvait encore échanger des clins d’œil

Elle et moi, mais elle s’est désertée en partie aujourd’hui.

presque tout à fait sauf

— Comme vous me gâtez d’être là reprenez de ce petit vin de Moselle

— Allez-y voici la louche ou la cuillère servez-vous donc du Baeckeofe 

— Non pas pour moi, ça va faire trop, comme je vous aime mes enfants

Une petite vieille avec des mots d’amour en bandoulière.

Mais une fois les estomacs remplis,

le Moselle englouti et le baeckeofe aussi

Ceux qui savent se sont souvenus qu’ils savent. Un tas de choses sur tout.

Et ils ont déballé les cadeaux et un tas de choses encore

qu’ils se sont assénées plus ou moins familièrement.

Et je me suis souvenu que je ne savais rien sur rien

que je n’avais droit

par conséquent à rien.

Tout était dans l’ordre absolu des choses

Et en rentrant plus tard le soir j’ai compté mes ecchymoses

Elles étaient moins nombreuses que l’année dernière.

je me demande si ce n’est pas dû à ma troisième dose ?

La conférence des oiseaux.

Novembre n’est vraiment pas ma tasse de thé. En plus je ne bois pas de thé. Du coup je tente de me motiver, de trouver du beau, de l’allégresse, de l’enthousiasme encore plus durant ce mois là que durant les autres pour contrebalancer ma peur, ma colère, mon désespoir. C’est un grand mot le désespoir, aujourd’hui on parle plus de déprime, parfois aussi de mélancolie.

Aujourd’hui on ne voudrait qu’être jeune, joyeux, riche et séduisant, charismatique si possible, c’est le miroir aux alouettes de l’époque qui veut ça. Placer à la marge tout le fâcheux. Placer à la marge le dégueulasse. Ce que l’on pense ou ce que l’on estime être le dégueulasse.

En tant que peintre l’ombre m’est aussi nécessaire que la lumière. Je les place sur le même piédestal au niveau de l’amer comme du sublime.

En cherchant un peu sur le net un livre que je voulais relire je suis tombé sur cette vidéo, c’est une réécriture et une récitation de la Conférence des oiseaux écrite par Farid Al-Din Attar, poète persan du 12ème siècle.

Ce récit je l’avais découvert alors que j’étais marmot et il m’avait énormément fait rêver, il contenait tant de mystères à éclaircir… J’ai conservé ce petit bouquin illustré des années et puis je l’ai perdu dans un de mes nombreux déménagements. Sans doute fallait il que je le perde pour mieux le retrouver, c’est souvent ainsi que les choses fonctionnent.

J’espère que cette vidéo vous incitera à chercher l’original et à l’étudier, à le lire à vos enfants, à vos petits enfants, car il contient à peu près tout de ce que crois avoir compris de la vie désormais.

Rencontre avec la fatigue

Si vous voulez, j’adore cette expression qui annonce en même temps qu’elle ponctue l’enfumage. Si vous voulez, je ne vous parlerais pas directement de la douleur, mais vous comprendrez tout de même qu’on ne peut pas continuer comme ça jusqu’à la saint Glinglin. Si vous voulez, je prendrai des pincettes mais ça reviendra au même. C’est à dire que je vais vous amener à louper le train, l’occasion, et à retourner à la case prison sans empocher 20 000 francs, euros, dollars, yen, jetons en plastique à fourrer dans la fente des caddies, médailles en chocolats ou monnaie de singe. Si vous voulez, je vais vous distraire afin que vous vous détourniez de la sacro sainte fatigue d’être vous, et aussi par charité bien ordonnée, de celle d’être moi.

Et si vous protestez, que vous déclarez de quoi je me mêle, sale petit prétentieux, avec cette mine que je connais tellement bien, la moue offusquée des petites ménagères de 17 à 70 ans qui font leurs coups en douce pour ne pas trop risquer de perdre la sécurité et les avantages comme les inconvénients qui vont de pair à la conserver coute que coute pour avoir l’air et aussi le beurre, l’argent du beurre et le crémier, vous ne tromperez plus personne à cette heure tardive de la nuit. Surtout pas moi qui veille au cœur de l’insomnie.

Car de quoi est-t ‘il vraiment question je vous le demande tout en sachant déjà que je n’obtiendrai pas de réponse franche. Que vous biaiserez à tire larigot, que vous vous fatiguerez à vouloir encore une fois esquiver l’obstacle, parce que vous n’avez de regard et d’attention que pour celui-ci, que vous êtes borgne. Vous ne vous intéressez pas à l’essentiel, en tous cas jamais avec la concentration nécessaire, parce que vous avez peur de ce que vous dira la fatigue tout bonnement de vos failles et de vos empêchements, de votre lâcheté chronique et de votre témérité à deux balles.

Alors oui, d’accord, si vous voulez j’emploierai la forme, j’userai de préliminaires. Je connais cette transe aussi de vouloir progressivement vous transformer en somnambule, ou en flipper, afin de vous accompagner, vous aider à vous enfouir totalement dans le mouvement et d’y disparaitre si possible. Frénétiquement, fébrilement, s’il le faut absolument.

Vous ne cessez jamais de dire fais moi rêver, emporte moi vers cet ailleurs que nous n’atteindrons jamais puisqu’en dehors du sommeil et des rêves justement nous devrons toujours être prêts pour affronter la grande cruauté, comme la grande souffrance, comme l’immense violence du monde, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous.

Si vous voulez j’irais doucement pour traverser la double contrainte, et pour autant, ne serrez pas trop les fesses, soyez pas rosse.

Elle s’est mise à rire. Comment aurait il pu en être autrement ?

Cela commence toujours de la même façon, depuis le temps je sais tout cela par cœur.

Et aussi qu’à un moment où l’autre le rire s’arrêtera, s’épuisera, s’évanouira pour se transformer en cul de poule, en biais, en accent grave ou aigu, voire circonflexe et revenir à nouveau en cul de poule.

La patience est importante dans l’affaire, patience et pugnacité. Un peu de compassion de temps en temps également, mais pas trop non plus attention. Il ne s’agit pas de conclure un pacte et de prendre ensuite, la chose dite, écrite, à la lettre, la poudre d’escampette encore de plus belle. Rassurées, les yeux bordés de reconnaissance et puis de se hâter comme prises par une envie de pisser , en s’ allant crier un peu partout quelle vie formidable. Il m’adore il m’aime turlututu chapeau pointu.

Oh ça non.

Si vous voulez, faites moi confiance c’est tout. C’est beaucoup, c’est énorme. Et surtout ça ne se fait absolument pas vis-à-vis d’ un inconnu. Vous êtes vous jamais demandé pourquoi ? Pourquoi l’inconnu est par essence indigne de toute confiance ?

Moi oui évidemment. Sinon qu’aurais je pu faire de tout ce temps ? De toutes ces heures d’insomnie, de la vie toute entière à rester éveillé pendant que toutes les villes, toutes les campagnes et sans doute aussi les déserts, les océans et les montagnes se seront l’espace d’une très longue nuit engouffrées dans le néant.

Vous ma fatigue, je vous vois telle que vous êtes à présent. Le rire s’est dissipé comme une robe qui choit comme une feuille morte qui tourbillonne lentement dans la brise nocturne trainant dans le looping et la volute avant la dureté des sols.

Si vous voulez vous pouvez poser la tête sur mon épaule et prendre un peu de repos telle que vous êtes pendant que je vous masse la nuque et le dos.

Et bien sur mes intentions ne sont pas si nobles mais pourquoi le seraient t’elles ? Qu’est ce qui vous gênerait donc autant à ce point de lassitude où nous en sommes que tout cela ne soit pas noble, ou digne, ou saugrenu totalement ?

Elle se renverse en arrière les yeux mi clos et elle me fixe. Comme un serpent qui danse je pense. Si vous voulez je vais chercher ma flute pour vous jouer encore un petit air.

Petite lumière dans l’œil noir, le pli d’expression au coin de la lèvre tremble imperceptiblement si vous voulez ça fait toujours un peu ça.

Pas besoin de flute seule la suggestion pour le moment est utile.

On vient enfin de se rencontrer pour de bon, on ne va pas se quitter tout de suite, prenons le temps arrêtons donc avec l’excitation de l’urgence.

En mémoire du Cluseau, huile sur toile 45×55 cm Patrick Blanchon 2017 ( vendue)

Le papillon de nuit

L’hiver dernier nous avons eu froid et pour apporter un peu de chaleur dans l’atelier et en même temps atténuer l’odeur de tabac qui souvent y règne , j’ai allumé une bougie parfumée.

J’étais en train de relire des notes quand mon regard a été attiré par une ombre se déplaçant vivement sur le grand mur du fond. En remontant à la source j’ai vu un tout petit papillon de nuit qui voltigeait autour de la flamme de la bougie. Puis soudain il s’est embrasé et est tombé consumé sur l’étagère puis sur le sol.

Quelques instants j’ai éprouvé une sensation de tristesse en me disant mais quelle andouille ce papillon. Un papillon ça ne vit pas très longtemps en général alors si en plus il se mettent à jouer les kamikazes ça n’augure rien de bon concernant les temps actuels.

J’ai attrapé la pelle et le balai et je lui ai fait un petit enterrement vite fait bien fait direction la poubelle.

Puis j’ai essayé de reprendre le cours de ma lecture. En vain. Quelque chose m’en empêchait.

Depuis toujours je crois que j’ai cette tendance à m’appuyer sur un détail, un micro événement dont la plupart des personnes que je connais se désintéresseraient, pour lui trouver un sens.

En fait si je ne fermais pas les écoutilles de temps en temps je pourrais dire que tout me parle.

A cet instant je n’avais sans doute pas eu le reflexe de fermer les écoutilles à temps.

Qu’un papillon soit tellement attiré par une flamme qu’il s’y brule et meurt, il y avait là matière à réflexion, et cette réflexion en bon égocentrique que je suis ne pouvait me renvoyer qu’à moi-même en premier lieu.

Quelque part j’éprouvais une sorte de colère et en même temps de l’admiration pour ce que cette bestiole avait osé faire.

Etre tellement attiré par la lumière qu’elle se confonde et s’oublie totalement en elle jusqu’à disparaitre totalement.

N’était ce pas incroyable ?

Du coup je me suis mis à penser à ce que pouvait représenter cette lumière dans une tète de papillon, sans doute était ce à peu de chose près la même chose que la peinture pour un peintre ou l’écriture pour un écrivain. Une sorte de passion effrénée qui peut mener à les consumer entièrement.

La première idée qui s’en suivit est que la passion est suspecte, qu’il ne faut pas se jeter à corps perdu en elle comme le soulignent les philosophes depuis la nuit des temps. Genre le mot d’ordre qui remonte à la surface.

La seconde idée qui me vint contredisait totalement la première. Et je me disais qu’il doit être bon finalement de se jeter à corps perdu dans ce que l’on désire plus que tout, quitte à en crever.

Puis m’est revenu une vieille question que je pose à toutes les personnes que j’aperçois avec un mille-feuilles à la main.

Par quoi vas tu commencer ? par le glaçage, ou bien le gardes tu pour la fin ? En général personne ne répond la bouche pleine. Et en plus très peu se posent ce genre de problème dans la vie.

Une fois une fille pourtant m’a répondu : je commence directement par le glaçage parce qu’on ne sait jamais, je peux me faire renverser par une voiture d’un coup, ou mourir subitement d’un AVC.

Nous avons vécu une passion effrénée durant quelques semaines et puis au bout du compte nous nous sommes quittés. En fait c’est moi qui l’ai quittée parce que je trouvais la passion plutôt fatigante et aussi j’imaginais que j’avais tout un tas d’autres choses à faire.

Huile sur toile Patrick Blanchon 2020