Pénibilité

Pénétrer dans le pénible comme si celui ci était le garant des récompenses à venir. Tu connais surement cela. Il faut en baver, en chier pour obtenir quoique soit en ce monde.

C'est que les anciens transmettent aux nouveaux et les nouveaux aux futurs.

Et ça dure ainsi depuis que le monde est monde.

Pourquoi toi, tu ferais autrement ?

Pourquoi toi, tu serais l'original de la famille ?

Pourquoi toi, tu penses que l'on peut trouver du plaisir dans tout à condition de chausser des lunettes roses ?

Mais non, les lunettes noires c'est bien plus smart n'est ce pas.

D'ailleurs regarde les stars. Ne s'empêchent t'elles pas de regarder le soleil en face, les sunlight abiment la rétine. Préservation d'une sensibilité de l'œil.

Et si tout cela était faux ?

Le partage

Soudain m'est revenu du plus profond

les larmes, les cris, les coups accompagnés d'insultes.

"Avec tout ce que nous avons sacrifié pour toi, tu n'es même pas capable de partager".

A l'époque je n'étais que roc replié sur mon silence. Partager c'était livrer et ne plus jamais retrouver.

Livrer comme des têtes réduites, les jaquettes de bouquins achetés presque au poids pour avoir l'air. France Loisir.

L'étouffante bibliothèque en acajou sanglant flotte au dessus d'une mare de sang.

Elle fut en premier au rez de chaussée de la maison familiale dans un bureau surchauffé. La cheminée dévore des bûches, mon daron des livres.

Une odeur suffocante d'Amsterdamer et de vieux cuir.

Puis de maison en maison j'ai pu assister à différentes installations.

Mais toutes n'exprimaient toujours que la seule et même chose.

Le repli dans les livres. L'égoïsme et la satisfaction benoite du collectionneur.

"Avec tout ce que nous avons sacrifié pour toi !"

Ma mère en avait fait un mantra dont elle me serinait à haute voix autant qu'elle le pouvait.

Candeur et brutalité.

Devant tant de candeur qu'il confond régulièrement avec l'idiotie, il se tient impuissant.

Sans doute d'un mot est t'il capable de tout détruire. La détruire.

Comment faire pour l'accompagner dans cette illusion de douceur et de tendresse tout en restant fidèle à lui-même. A cette dureté, cette brutalité auxquelles il s'accroche depuis toujours.

Certains jour il se dit c'est un service à rendre de déchirer le voile d'illusion qui la recouvre

Certaines nuit il se tait et regarde la lune par la fenêtre lorsqu'elle dort paisible.

Au bout de plusieurs années de questionnement et d'hésitations

Il la prend dans son sommeil

Dans un rêve

Il tente de rester dur et fièr comme d'habitude.

Mais cette fois il ne le peut.

Tourner en rond

Tourner en rond autour du pot dit-on. Parce que forcément il faut bien une raison. Un pot ou quoique ce soit d'autre...Tourner en rond provoque une suspicion immédiate... On ne saurait tourner en rond pour rien ou plutôt sans tenir compte d'un centre. Et si le centre était justement une absence ? La présence invisible d'une absence impossible à détecter sans la force centrifuge ou centripète ? Tous ces mots que l'on place pour s'inventer un centre ...

Constance de l’eau

L'eau est une énigme. Pour s'en rendre compte il est nécessaire de s'extraire de l'habitude comme il arrive que l'on puisse être surpris soudain par la banalité des mots.

Le fait même que sa prononciation évoque le cercle devrait me mettre sur la piste des le début de cette découverte. Le cycle de l'eau n'évoque t'il pas une règle essentielle de l'univers tout entier ? Cette boucle fermée dont le centre est point mouvant sans relâche et dont l'attraction tord la périphérie.

Miracle du dodormil

Un comprimé entier hier soir sur la route dans ce petit hôtel suranné. Et puis l’impression d’être terrassé par un gentil rouleau compresseur... Quand j’ai ouvert un œil vers 2h du mat je me suis dis que ce serait ballot de me lever... je tenais encore les dernières bribes d’un rêves entre mes poings fermés...... Lire la Suite →

Le chant du coq

Ce matin le coq chante, il chante tous les jours mais je ne suis pas toujours disponible pour l'écouter. Le chant du coq comme tant d'autres choses qui me traversent n'est rien d'autre qu'une habitude à laquelle on ne fait plus attention. Il faut dire que tant de choses sont à penser dès le réveil. Est ce qu'il reste encore du café dans le pot par exemple, et comment je vais finir le mois, et aussi pourvu que le facteur ne m'apporte pas de facture, et encore tout un tas de choses extrêmement importantes...

Combien de likes sur mon dernier post Facebook

Combien d'emails de fan ?

Combien de sucres dans mon café du matin après toutes les bonnes résolutions de la veille ?

Etc.

Mais de temps en temps la grâce frappe au hasard et ce matin c'est mon tour. J'entends le chant du coq et ça me fait drôle.

D’un rien l’autre, le miracle.

Comme une peau qui tombe,

une écaille,

une poutre qui se métamorphose en paille

et s'envole dans l'air bleuté. Un premier rien.

La douleur venait de l'imagination

Mais quand il n'y a plus rien même pas la douleur de la peur

Aucun souvenir de la peur

Même l'utilité s’effiloche pour retourner au cœur du grain

au cœur du lin.

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