Importance des symboles

La spontanéité de l'interprétation du signe, du dessin avec le hiéroglyphe est immédiat. On retrouve cette notion d'écriture symbole dans de nombreuses civilisations anciennes. Cela ne signifie pas que les anciens n'étaient pas en mesure d’effectuer des opérations abstraites, bien au contraire ils avaient surement découvert bien avant nous que le discours tournait en rond et qu'il ne servait pas à grand chose en cas de danger, de crise, autrement dit dans la vie de tous les jours.

Ecrire c’est se rendre compte du silence.

Un silence fracassant qui advient à chaque fois.

à la fin de chaque texte et qui le balaie

comme le balais les feuilles mortes de l'automne.

Un silence qui dit plus fort encore ce que les mots on tenté

maladroitement de dire.

Un silence qui s'avance avec son masque affreux de vanité

au début

et dont j'ai peur comme un petit enfant

qui apprend à devenir homme.

Une étrange forme de justesse.

La plupart des personnes ne peuvent accepter de se retrouver seuls face à un deuil. Le plus souvent elles vont chercher une aide extérieure qui les aidera à s’extraire de la pétrification dans laquelle la perte nous installe. C’est une réaction normale de survie. Cette idée ne vient pas tout de suite. D’abord il y a des étapes à franchir. En premier lieu il y a tout d’abord à visiter ce sentiment de profonde tristesse qui nous coupe du monde et de notre vie d’avant. Puis vient le désintérêt pour le monde environnant qui se transforme parfois en repli sur soi, et cette période peut être plus ou moins longue. On abandonne toutes les activités habituelles car elles semblent dérisoires, voire même trahir la mémoire de l’objet de notre perte. On ne pense qu’à cela et tout le reste autour n’a plus de réelle importance, plus aucune solidité. Quand aux sentiments, ils sont mis à l’écart sauf la tristesse, on ne peut pas remplacer un sentiment par un autre à ce moment là, cela semble impossible de s’investir dans une nouvelle affection. On pense qu’elle sera toujours au dessous de celle dont nous tentons de faire le deuil. Pour faire face au deuil, un vrai travail sur soi commence alors à condition qu’on désire vraiment en finir avec la tristesse.

Feuilleton dans le désordre.

Dans l'écriture d'un roman on s'attend à une chronologie logique, un premier chapitre qui expose l'univers quotidien du principal protagoniste et on tente en peu de pages, avec quelques indications de le faire comprendre par le lecteur et de provoquer l'empathie. Pour cela une méthode est de le faire passer si je puis dire par 3 filtres principaux qui sont la sphère intime, la sphère de ses proches, familiale, amis, et la dernière plus sociale.

C'est donc ce que je tente de faire en ce moment.

Pour ceux qui me suivent vous retrouver donc l'inspecteur Blanchard et on en découvre un peu plus sur lui.

C'est parti, bonne lecture.

Pourquoi raconter des histoires ?

Ce blog comme énoncé quelque part ( et vue mon organisation légendaire je ne saurais précisément dire où) est un laboratoire plutôt bordélique. J’ai bien tenté de regrouper les textes que j’écris quotidiennement par catégories en ajoutant à chaque fois des étiquettes mais j’admets que je m’y perds le premier. Je n’ose donc pas imaginer ce que ce désordre produit sur toi cher(e) abonné(e) ou visiteur(e). L’urgence d’écrire qui m’a maintenu en haleine depuis deux ans, se heurte désormais à quelques difficultés qui m’incitent à douter du bien fondé de ce que j’ai coutume d’appeler mon partage généreux et bienveillant et qui dans le fond n’est peut-être, pour les plus lucides d’entre vous , qu’une sorte d’exhibitionnisme, un acte onaniste qui place le lecteur dans une position de voyeur et donc sans doute laisse une sensation malsaine. Cette prise de conscience, fondée ou pas, m’oblige à pénétrer un peu plus en moi-même pour chercher les motivations réelles qui se cacheraient à la fois derrière l’idée de bienveillance, comme au delà de ma geste plus ou moins héroïque ou pour être moins poétique, ma masturbation publique. Pourquoi ce besoin impérieux de vouloir raconter des histoires et avant tout à moi-même ? Et pourquoi utiliser ce blog comme levier pour le faire ? Après tout je pourrais très bien écrire mes histoires sur des cahiers que je rangerais dans un tiroir comme bon nombre de personnes le font, sans déranger personne.

Ecrire une nouvelle.

Un Des exercices les plus difficiles en matière d’écriture est la rédaction d’une nouvelle. Il ne faut pas que le texte de celle ci soit trop long, que les événements s’enchaînent avec une précision digne de celle d’un horloger suisse, et qu’éventuellement la chute de l’histoire scotche le lecteur par son aspect brusque et imprévisible. C’est un travail auquel je ne me suis jamais soumis de façon sérieuse, car ma nature digressive, avec sa propension de sauter à chaque instant du « coq à l’âne », à première vue m’en empêche. Cependant cette défaillance perpétuelle, cette obsession de l’évasion par rapport à un cadre strict, m’a mise la puce à l’oreille un beau matin, vers les 3h du matin. J’étais tranquillement en train de boire un café, tout en fumant une cigarette extraite de mon dernier paquet de winfield quand subitement une idée m’a traversé l’esprit, un peu à la façon du célèbre coyote pourchassant Bip Bip. J’ai toujours adoré ce dessin animé crée en 1949 par Chuck Jones qui probablement se sera lui aussi inspiré d’un bouquin de Mark Twain « Roughing it » l’auteur dans le déroulement de son récit note que les coyotes sont affamés et veulent chasser un Grand Géocoucou.

La page de vente, la réclame, le super concept.

Quand un des protagonistes de la série Madmen se réveille avec une gueule de bois alors qu'il vient de passer la nuit dans son bureau, la première chose qu'il fait c'est de chercher la fameuse idée qu'il vient d'avoir la vieille. Il espère l'avoir notée quelque part sur un morceau de papier et il va retourner le bureau tout entier jusqu'à la corbeille à papier, en vain. Un peu plus tard dans l'avancée de cet épisode, il se retrouve face à Don Draper et lui avoue en premier lieu qu'il n'a pas grand chose d’intéressant à lui montrer pour la campagne publicitaire qu'il a en charge. A ce moment là on s'attend à une réflexion acerbe de Don Draper. Puis l'autre avoue sa faute. "J'ai eu une super idée dans la nuit mais je ne l'ai pas notée et je l'ai oubliée.". On se dit que ça va barder mais pas du tout. Don Draper regarde son collaborateur avec compassion quelques instants puis il lâche en soupirant "Oui je connais c'est terrible quand ce genre de chose arrive." C'est dire toute l'importance que peut revêtir une idée que ce soit pour un publicitaire dans cet exemple mais plus largement pour toutes les personnes qui cherchent à gagner leur vie grâce à leur créativité.

Penser Français, aimer en balte.

Et puis soudain un événement extraordinaire arrive et durant un temps plus ou moins long nous sommes sans voix, nous n'avons pas de mot. Ou alors nous nous hâtons de dissimuler cette atonie par un bavardage incessant souvent insensé, des bruits de tambours couvrant les cris de Dionysos.

La différence entre un bon récit et une chronique.

Je relis ce texte que je viens d'écrire d'un jet sur cet épisode enfantin dont le thème est l'ennui et je me dis que la distance est encore grande pour qu'il devienne un "bon récit". Pour que ce récit soit vraiment "littéraire" il faudrait sans doute que je le modifie à nouveau, que je m'en détache à force de relecture et de corrections Il faudrait le réécrire de nombreuses fois afin de fabriquer une histoire plus détaillée avec force descriptions et aussi des ellipses au bon endroit. En un mot m'écarter à un point tel de moi-même pour que je puisse emprunter le rôle de lecteur.

Ce qui vaut d’être écrit.

Aussitôt que j'ouvre ce logiciel désormais j'entends grincer la girouette de l'église et juste cette attention provoquerait alors le vieux coq afin qu'il se meuve pour se retrouver nez au vent. L'inspiration commence par un grincement métallique au fait d'un édifice sacré.

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