Réflexions sur l’envol en prose

Depuis quelques mois je me suis mis à devenir gentil, juste pour tester cette version de moi et aussi soulager quelques acidités d’estomac. Donc je tente de rester cool à peu près en toutes circonstances parce qu’un putain de coach quelque part sur la toile m’a dit : » la colère fait de toi une victime » et par orgueil comme je ne veux pas être une victime je me suis enfilé comme j’ai pu par le chas de l’aiguille de l’humilité.

Pas simple de prime abord quand on ne croit pas à grand chose je te le concède. Mais le jeu a toujours été un de mes péchés mignons. voilà exactement comment je suis devenu addicted à la gentillesse, à ma façon.

L’un des principaux effets secondaire de la gentillesse que je détecte malgré tout c’est la difficulté à s’envoler en prose. Tu me diras que tu t’en fous si tu n’écris pas mais moi ça m’importe car j’adore écrire.

La gentillesse ne produit guère que des choses flasques dans l’écriture je m’en aperçois. Si je publiais un jour tout cela je n’aurais en gros que quelques grenouilles de bénitier, quelques putes repenties, et le reste ma foi serait du tout venant.

Récupérer sa morgue dans l’écriture cependant est contre-indiqué si on veut passer une bonne vieille journée de « gentil »

Ce que l’on utilise comme énergie, se propage à la vitesse de la lumière dans les veines et pourri le cœur pour des jours parfois.

Une voyante de mes amies m’a assuré que ça ne faisait aucun doute pour elle, j’étais un peu trop sensible aux étoiles filantes de Dzika… et que j’aurais bien besoin d’un « bouclier de glace » pour les contrer.

Moyennant quelques euros je me tâte, et comme d’habitude je laisse tomber je veux bien essayer d’être gentil mais de là à devenir con il y a quand même de la marge.