Donner à peindre

Depuis que j'ai renoncé à devenir artiste et que je ne suis plus que prof de dessin et de peinture, les choses vont bien mieux dans ma vie.

Je me lève de bonne heure le matin et je me rends à l'atelier pour en balayer le sol, donner à boire à la jolie plante qui trône sur le vaste plan de travail et sans oublier de caresser la chatte qui dort paisiblement j'allume une cigarette et tout en fumant je sirote un café en me réjouissant d'avoir fait ce choix de quitter le monde de l'entreprise à jamais.

Ce contentement, ce rappel qu'il faille chaque jour me souvenir de me contenter est important je crois car il me donne un élan, toujours à peu près du même tonneau pour me souvenir de comment j'espère vivre ma journée.

Garder le cap

Lorsque la lumière revient, avec le calme on en rigole doucement, on s'aperçoit, on se retrouve, on se tapote l'épaule, on s'encourage à nouveau, et l'on finit par s'apprécier. C'est vraiment à ce moment là précisément que le taille crayon resurgit, alors on s'assoit, on prend une nouvelle feuille et on y va. Une nouvelle journée alors est traversée et le soir vient, car il vient forcément, irrémédiablement. Alors on se demande si on a gardé le cap ?

La sentinelle

Autrefois le bateau lavoir à Paris était un lieu accessible pour les artistes. J'ai pu avoir la chance au grès de mes pérégrinations de me rendre chez une connaissance qui avait décroché une résidence dans ce fameux lieu. Bon Dieu me suis je dis, quelle splendeur... tout était blanc aseptisé, vaste et lumineux. Ce n'était absolument pas prévu pour cochonner.

Seul

Depuis le début de l'année je me suis engagé dans un labyrinthe moi aussi. Celui qui, je l'espère me mènera à la chambre du Minotaure. Je n'ai pas pris d'arme avec moi et mon fil d'Ariane est la sensation fine du juste et du faux J'emprunte les corridors en respectant le principe de base : décider d'une direction à adopter une fois pour toutes.

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