Le revers

Il y aurait un endroit où le revers serait annoncé par un ensemble de fifres,de hautbois et de couverts dominicaux.

Le vin coulerait à flots dans des coupes adamantines, en l’honneur du Hérault,des pages et des gueux qui l’accompagnent.

Car le revers a tant de choses à dire qu’il se présente non glorieux mais un tantinet buté de prime abord.

C’est bien la l’unique raison de le fêter comme on cognerait sur une viande pour l’attendrir.

Ainsi, enivré par la louange et la douceur,se mettrait il à table.

Confiant de par l’attention que lui prêteraient les convives, il sortirait de sa poche le butin de sa quête. C’est bien connu que chaque revers se doit de nous montrer à son retour ce qu’il n’a pas atteint.

Tout le monde ouvrirait alors de grands yeux et évidemment le rien deviendrait pour chacun un quelque chose à sa mesure.

C’est là le génie de tout revers de nous apprendre le plan de table de l’Hôte qui nous convie à écrire ou lire ces quelques lignes.

Assumer

Une des difficultés que tu rencontres quand tu réalises un tableau c’est celle de l’assumer pleinement.cela vaut la peine de regarder ce mot de plus près.

Assumer c’est tout d’abord prendre pour soi un acte,une parole,une réalité qui vient de soi et qui est difficile à accepter.

C’est aussi rendre volontaire ce qui était involontaire.

Quand tu peins tu laisses aller les formes,les traits,les couleurs et les coulures.

Tu ne sais pas où tu vas dans cet espace que représente la toile.

Mieux: tu ne veux pas savoir pour rester en éveil,pour ne pas dissiper l’énergie qui te traverse,tu voudrais ne pas penser,accorder ta confiance au hasard .

Un plongeon vers le tout autre en toi

Le tableau est là devant toi a la fin de cette étape.

Il ne représente rien de connu.il est peut-être violent, cacophonique,ou au contraire sans contraste,boueux.

Prendre pour soi alors est difficile.

Tu te dis que ce n’est qu’une étape,un fond.ce n’est pas montrable immédiatement.