Comment construire sa démarche artistique en 10 étapes #8

Changer de point de vue.

Quand le vieux sorcier Yaki frappe Carlos Castaneda à un endroit particulier se situant dans le dos, approximativement entre les omoplates, il modifie le point d’assemblage de ce dernier.

C’est à dire qu’il le fait passer d’une réalité à une autre.

Pour cela il n’est pas nécessaire de prendre des drogues, il suffit juste d’accepter de changer de point de vue.Ne pas opposer de résistance.

Dans le fond l’élaboration d’une démarche artistique n’est pas bien loin d’une passe chamanique qui te permettra de changer de point de vue plusieurs fois au cours de ton avancée.

Tu auras l’impression d’un désordre sans nom parfois, ou bien au contraire tu auras l’impression d’être ébloui par la clarté soudaine, la fulgurance des idées qui vont s’enfiler comme de jolies perles d’un collier.

C’est normal de passer par tous ces changements..

L’important sera de conserver justement ton cap et pour cela il faudra que tu sois « impeccable ».

Oh je ne parle pas d’être propre sur toi, non.

Impeccable dans ta façon de maintenir l’intention et de ne pas te disperser plutôt.

Cela demande de l’entrainement.

Cela ne veut pas dire non plus buté, tétu, obsédé par l’intention.

Le bon équilibre se situe toujours dans un entre-deux.

Aujourd’hui j’aimerais que tu te projettes très loin, dans 25 ans !

Cela paraît loufoque à première vue de s’imaginer si loin, mais essayons tout de même…

Prend une feuille de papier et imagine ta vie dans 25 ans …

Quelle sera ta journée type par exemple

Quelles personnes seront autour de toi, quelle personne seras tu toi-même ? Ecris sans retenue, sans jugement de valeur ce que tu imagines, la réalité ou la probabilité n’ont rien à voir là dedans. Lâche toi !

Est ce que tu vas par exemple imaginer une magnifique villa au bord de la mer, avec une grande piscine, ton époux ou ton épouse sera à coté de toi et tu auras certainement une vue magnifique, tu pourrais imaginer par exemple un lever ou un coucher de soleil, vous êtes main dans la main tous les deux..

Peut-être qu’il y a du monde autour de vous, des enfants par exemple qui ont réussi dans la vie, des petits enfants, peut-être que tu attends encore quelqu’un et que tu as été ouvrir l’immense porte du garage pour que cette personne puisse venir garer son véhicule à coté de la porche ou de l’opel qui sont déjà là et qui vous appartiennent…

Regarde encore, n’est ce pas ce galeriste avec qui tu t’es lié d’amitié il y a de cela de nombreuses années et qui enfin franchit le portail de votre propriété magnifique, vous allez passer à table bientôt et ce sera une soirée magique bien évidemment…tu emmeneras ensuite cet ami dans ton immense atelier, un bâtiment séparé de la maison, pour lui montrer ta dernière collection … le summum de ton art évidemment…et tu verras alors ton ami bouche bée les yeux remplis de larmes tellement il ressent une émotion forte lorsqu’il découvre ces toiles…

Stop!

Des scénarios comme celui ci tu es libre d’en écrire beaucoup et d’ailleurs ce serait un excellent exercice de le faire.

Mais aussi l’important est entre les lignes à chaque fois.

Selon ce que tu vas écrire sur la feuille de papier tu verras déjà un peu plus clair sur tes envies, tes désirs, et aussi tes valeurs n’est ce pas … Est ce que cela penche plutôt du coté matériel, familial, amical ? Est ce que tu penses avoir besoin de sérénité, d’une reconnaissance sociale ? ou bien est ce tout simplement d’avoir réussi par ton oeuvre, mais par bien d’autres choses encore à donner un sens à ta vie. Et encore plus loin as tu le sentiment que ta vie a impacté le monde vraiment ?

Chaque vie impacte le monde dans son ensemble j’en suis persuadé. Tu ne peux jamais savoir ce qu’une ou un inconnu par conserver d’une conversation parfois anodine et comment une phrase peut impacter toute une existence …

Pourquoi est ce que je te demande de te projeter si loin ?

Personne ne peut savoir ce qu’il sera vraiment dans 25 ans c’est totalement irréaliste, tu t’en aperçois surement, le monde bouge à une telle vitesse qu’on ne peut même pas imaginer comment il sera l’année prochaine, dans 6 mois et comment toi tu seras également impacté par ces changements.

Mais malgré tout cet exercice de projection va surement te permettre de mieux cerner ce que tu aimerais être, ce qui te parait important, comment tu désires impacter le monde et ce malgré tous les changements susceptibles d’advenir.

Ce que va t’offrir cet exercice, c’est le dessin d’une TRAJECTOIRE.

En tant qu’artiste quel genre de projets fais tu ?

Est ce que tu as des projets sur 25 ans ? je suis sur que non

Alors peut etre sur 10 ans ? je ne le crois pas non plus ..

Quelle est la limite temporelle de tes projets ?

Peut-être que tu vas t’apercevoir que dans le fond ça dépasse rarement 2 ou 3 ans.

Et peut-être aussi est ce seulement lié à un calendrier de manifestations dans lesquelles tu t’es engagé à participer… ce sont des projets la plupart du temps qui sont assujettis à des décisions prises provenant de facteurs extérieurs .

Mais quels sont tes projets personnels dans ton art, en dehors de toute condition extérieures ?

Que voudrais tu vraiment dire au travers de celui ci dans un premier temps meme si tu savais que tu n’aurais aucune chance de le montrer ? que ces toiles soient acceptées dans une galerie ? par des commissaires d’exposition ?

Est ce que tu t’arrêterais encore à une démarche purement plastique ou bien essaierais tu plutôt de donner du sens à ton travail ?

Imagine maintenant cette collection traverser les années et retrouve la 25 ans après à l’appui des valeurs que tu as détecté dans l’exercice précédent ?

Est ce que ces toiles t’on enrichi financièrement ?

Est ce ces toiles t’on permis de rencontrer soudain la femme ou l’homme de ta vie un jour où tu les exposais dans un lieu anonyme, un restaurant, un café ?

Est ce ces toiles t’ont permis de rencontrer des personnes avec lesquelles au fur et à mesure des années vous aurez entretenu une amitié ?

Est ce que ces toiles n’étaient peut être que le départ, l’embryon d’un cheminement qui t’a permis de donner du sens à ton existence et à celles de tous ceux qui les auront achetées ?

Je crois qu’en réalisant cette projection dans un lointain tu vas pouvoir mieux te centrer sur les valeurs que tu as vraiment envie de défendre dans ta vie de tous les jours et ainsi mieux les cerner pour travailler et les exprimer dans une démarche artistique.

Cette cohérence que tu vas surement découvrir entre ce que tu veux devenir dans 25 ans avec qui tu es aujourd’hui, n’existe peut-être pas encore, peut-être n’y as tu d’ailleurs jamais pensé …mais cela va surement t’apporter une aide précieuse afin d’organiser ta vie d’aujourd’hui, de faire la part de l’utile et l’inutile dans tes journées, et de mieux placer des repères, des jalons dans ton travail en l’organisant désormais avec intelligence sagesse et courage.

D’ailleurs que représentent pour toi ces 3 mots ?

L’intelligence, à quoi peut elle vraiment servir ?

Est ce pour briller aux yeux des autres ?

Est pour te faire réfléchir à séparer l’utile de l’inutile ?

Est ce pour analyser qui tu es et mieux comprendre ton parcours ?

La sagesse pour toi ça voudrait peut être dire

Que tu n’es pas pressé d’atteindre un niveau inatteignable aujourd’hui dans ton art

Que tu as compris l’importance du temps et de la maturation pour réaliser une oeuvre qui fasse sens

Que tu te bases sur des valeurs qui ne risquent pas pour toi de changer dans 25 ans.

Il reste le courage à regarder aussi bien en face

Quel est ton courage ?

Est ce d’être obstiné et t’obliger à recommencer les mêmes erreurs parce que tu crois qu’un jour tu vas pouvoir avoir un coup de chance ?

Est ce d’avoir le courage de changer de point de vue sur ton art si celui ci ne t’apporte en gros que des efforts à fournir et peu de satisfaction en général ?

Est ce de supprimer de ta vie tout ce qui pourrait gêner sa progression ?

Est ce de t’organiser afin d’être efficace un laps de temps déterminé dans ta journée et réserver le reste du temps à t’occuper de ta famille, de tes enfants, de prendre le temps de les regarder grandir, vivre tout simplement ?

Quel est ton courage et quelle est ton obstination dans tout cela ?

Comme je te le disais à l’origine de cette série de réflexions sur la construction d’une démarche artistique, celle ci demande un engagement profond de tout ton être.

Ce que je tente de te donner comme conseils ne vaut d’ailleurs peut-être que pour moi seul et mon exigence.

Mais à bien y réfléchir, le maître mot de ma démarche personnelle est l’authenticité et la justesse.

Comment savoir si on est véritablement authentique aura été une obsession de toute ma vie et cela aura conduit mon cheminement dans de nombreuses impasses au point que j’ai parfois crû que l’authenticité pour la plupart des gens était un mensonge sophistiqué comme la lucidité d’ailleurs.

Mon opinion se fie plus à la notion de justesse, car lorsque j’entends de la musique, lorsque j’écoute le son d’une voix, lorsque je regarde une toile et l’artiste qui la peinte je sais que mon ouïe, ma vue, en réalité tous mes sens en accord avec l’expérience de ma vie ne me trompent pas.

En espérant que ces quelques mots sur la notion de point de vue, de trajectoire, de valeurs, t’auront un peu aidé à avancer vers des ressources précieuses pour l’élaboration de cette démarche artistique.

Comment construire sa démarche artistique en 10 étapes #3

Récapituler

C’est dimanche et je me suis réveillé très tôt, hier soir, épuisé par une journée de travail bien remplie je m’étais décidé à aller me coucher de bonne heure et comme je le fais souvent je me suis endormi en pensant à un mot… « Récapituler ». Comme on le dit souvent « la nuit porte conseil  » et je peux t’assurer que c’est vrai.

Ce matin je vais tenter de classer toutes les idées qui me viennent car elles sont nombreuses.

Récapituler est un mot que j’ai trouvé dans un ouvrage de Carlos Castaneda il y a de cela bien des années. J’étais étudiant et ma vie était un désordre sans nom. J’avais l’habitude de fuir le petit appartement où nous habitions ma compagne et moi car m’accrocher à une idée, à réviser mes cours par exemple était alors au dessus de mes possibilités.

J’avais souvent l’impression de perdre mon temps en relisant mes notes de cours, en me les rabâchant, dans le fond je te l’avoue je m’ennuyais terriblement et mon esprit alors exigeait sans relâche de s’évader vers ce que l’on appelle communément « l’ailleurs. »

Tu dois connaitre certainement cela, nous sommes tous passés par là à plus ou moins forte dose…

C’est plus fort que toi, il faut que tu te libères de quelque chose, que tu t’en éloignes au plus vite. Et pour mon compte à cette époque, je sentais un besoin impérieux d’aller marcher dans les rues de Paris.

Je ne saurais vraiment t’exprimer tout le bien être que ressentaient mon corps et mon esprit lorsque je descendais enfin les escaliers quatre à quatre et qu’une fois ayant tiré la lourde porte de l’immeuble, je redécouvrais à nouveau la rue, les gens, le bruit des voitures et des autobus. Il y en avait beaucoup, nous vivions à l’époque dans un immeuble place de la Bastille.

J’éprouvais un plaisir sauvage alors, à fuir encore plus loin de tout ce bruit, en empruntant le boulevard Henri IV pour rejoindre tout au bout l’île Saint-Louis, et encore plus loin le quartier de Saint-Michel que j’affectionnais particulièrement.

Mon corps alors prenait le relais de ma tête et je ne peux te dire combien de temps je marchais mais j’adorais cela, je ne comptais pas les heures.

Le rythme de mes pas finissait toujours par trouver une sorte de vitesse de croisière, mon esprit se calmait alors et je me retrouvais dans une sorte d’état de conscience confortable dans lequel mon attention comme la main d’un petit enfant attrapait doucement l’environnement en s’en détachait en même temps sans effort.

Lorsque je revenais à l’appartement après des heures de marche parfois, j’étais vraiment calme et alors je me remettais au travail de façon moins désordonnée, je parvenais à analyser mieux le fouillis de tout ce contenu que j’avais à ingurgiter, à classer les choses par importance, et la tache du jour se trouvait accomplie finalement très rapidement comme facilement.

A cette époque, pour payer mes études je travaillais chez des architectes comme archiviste, et puis plus tard comme photographe de maquettes et de chantiers.

Je passais beaucoup de temps dans la petite entrée de l’appartement à tirer des images sur un agrandisseur. Le lieu était étroit mais j’avais fini par bien m’organiser et mon travail était efficace. Parfois quand nous étions en période de « charrette » l’urgence exigeait que je passe la nuit entière à travailler pour livrer les tirages le lendemain.

Curieusement cela ne me posait aucun soucis, bien au contraire, c’était un challenge que j’accueillais toujours calmement. Je n’avais qu’à bien m’organiser et les choses se passeraient de la meilleure façon je le savais, j’avais vraiment confiance en mes capacités.

Si je te raconte tout cela ce n’est pas gratuit tu t’imagines bien. Ce que je voudrais te faire comprendre c’est que la difficulté alors à travailler sur les matières que j’avais choisies dans un cursus universitaire, était bien supérieure aux difficultés professionnelles que j’aurais pu rencontrer et que je rencontrais d’ailleurs.

Mais la différence était dans le point de vue d’aborder ces difficultés.

L’université je m’y étais engagé finalement parce qu’il fallait que je fasse quelque chose après le bac. C’était pas vraiment un choix mûrement réfléchis, mais plus une sorte d’obligation, de contrat tacite que je m’étais imposé. Alors que le fait de développer des photographies, même dans un cadre professionnel, c’était une passion.

La différence c’était l’envie, le plaisir, la motivation et le désir de m’améliorer toujours plus.

Il en va de même je crois pour tout un tas d’engagements que nous prenons dans la vie, parfois sans vraiment réfléchir, sans vraiment nous interroger.

On se dit que c’est ainsi, une sorte de fatalité ou bien un coup du hasard pour lesquels on se retrouve à tel endroit, accompagné de telle ou telle personne, et exerçant tel ou tel métier.

Ce n’est pas vrai ?

Il n’y a pas vraiment de jugement à poser sur cela, à de rares exceptions je pense que pratiquement tout le monde vit cela.

Ceux qui choisissent vraiment leur vie sont extrêmement rares. Sinon on n’entendrait pas autant de plaintes dans les couloirs des entreprises et les gens ne feraient pas ces têtes d’enterrement dans les transports en commun tu ne crois pas ?

La plupart des gens sont soumis au hasard finalement, nous appellons ordinairement cela la chance ou la malchance seulement parce nous éprouvons un décalage par rapport à nos désirs profonds, ces désirs que nous avons fini par les mettre de coté, par compromission, par obligation par … on a a toujours de très bonnes raisons de mettre son coté son désir comme ses intuitions premières tu remarqueras.

Tu vois c’est assez simple finalement de récapituler, c’est un peu ce que je viens de faire dans ces lignes. tu n’as juste qu’à remonter le fil de ta propre histoire, retrouver les lieux, les personnes qui t’entourent dans ces lieux et te poser des questions par rapport à ce que tu fais là , comment et pourquoi en es tu arrivé là ?

Il y a toujours un fil conducteur qui t’apprendra l’écart précis que tu as établi entre ton désir initial et comment tu t’en es rapproché ou éloigné.

Il n ‘y a pas à éprouver trop longtemps les émotions que tu vas traverser, car tu vas les retraverser, les bonnes et les mauvaises évidemment. ne t’attarde pas trop sur tout ça , ce qu’il faut conserver à l’esprit c’est cet écart que tu as construit au fil des années entre tes rêves et ce que tu es finalement devenu.

Maintenant je vais te donner une clef très importante pour déverrouiller toutes les portes fermées sur lesquelles tu ne manqueras pas de tomber. Des blocages qui t’empêchent de traverser les choses de façon fluide si tu préfères. Sans que tu ne restes scotché sur une situation plus de temps qu’il ne le faut.

C’est le pardon.

ne ris pas.

tu crois que je vais te parler de spiritualité ? pas vraiment !

Je vais te parler d’un remède.

le pardon est le remède principal à bon nombre de traumatismes, de difficultés émotionnelles que tu ne vas pas manquer de retrouver dans ce travail de récapitulation.

Tu as perdu tellement d’énergie, tellement de toi-même dans ton cheminement.

Tout le monde connait cette fatigue mais ne sait pas comment s’en sortir, alors on cherche à se distraire par tous les moyens, mais une fois qu’on se réveille les années ont passé, et ça ne va pas mieux du tout, n’est ce pas ?

Si je te parle de tout cela dans l’élaboration d’une démarche artistique, je peux t’assurer que ce n’est pas une blague, ce n’est pas pour rien. Je suis passé par tout ça.

Tu ne peux pas t’imaginer combien de personnes croient dur comme fer qu’elles ont agi selon leur volonté, leur désir, alors qu’elle n’ont fait qu’emprunter ce désir à d’autres, alors que ce désir d’être ceci ou cela ne reposait finalement que sur du mimétisme et rien de plus.

Vouloir valider ta fonction d’artiste c’est le but rappelle toi ! Alors ça va être hard je te préviens, mais il faut commencer par la valider auprès de toi en premier.

Et énoncer le pourquoi tu es une ou un artiste de toutes façon sera une nécessité tôt ou tard… dans la quête de cette nécessité tu admettras qu’il faudra au plus vite que tu te débarrasses du superflu.

Tu ne peux pas y échapper. Où alors tu vas encore t’illusionner de longues années et la chute sera encore plus dure lorsque tu te réveilleras.

Ce travail de récapitulation je ne te demande pas de le faire tout de suite, mais je voulais te dire qu’il était essentiel que tu commences à y penser en prenant les notes dont je t’ai parlé dans mes textes précédents.

Ne prends pas des notes pour acquérir un savoir, mais pour t’aider à mieux récapituler, et c’est ainsi que tu auras accès à la connaissance de ce qui te motive, à ton vrai désir.

Il ne s’agit pas d’accumuler, mais de se débarrasser de tout ce qui parasite le désir, tout ce fatras que l’on a posé dessus pour le taire, pour être « comme tout le monde ».

Pardonner c’est revenir à une situation douloureuse dans laquelle tu as perdu une grande partie de ton énergie, de ton rêve, de ton coeur, de ton âme, appelle cela comme tu voudras peu importe. Retiens juste que par le pardon tu peux la récupérer.

Pardonner, c’est se soulager d’un poids en le remettant à un tiers. Ce tiers peu importe le nom que tu vas lui donner, Dieu, le destin, la vie, l’univers, peu importe.

Ce qui compte juste c’est que tu admettes que tu as été ignorant à un moment ou que l’autre a été ignorant, que vous avez tous été ignorants en fait et qu’il ne sert de rien de garder cette charge plus longtemps.

Alors tu pardonnes, à toi à l’autre, à tous les autres, et tu poses ta charge là par terre comme un paquet devenu trop lourd trop encombrant pour que les loups les oiseaux les anges ou les démons s’en repaissent ou s’en régalent. Imagine plutôt qu’ils s’en régalent si cela peut t’aider encore plus.

Et toi est ce que ne te sens pas plus léger soudain ? regarde, tu as comme des ailes aux pieds… ça va t’aider à aller bien plus loin désormais.

Je ne cite guère mes références, je ne suis pas un universitaire obligé de prouver par des notes de bas de pages perpétuelles de « prouver » ce qu’il dit à d’autres universitaires d’ailleurs la plupart du temps.

Mais je vais quand même te mettre un lien pour ce petit livre de Carlos Castaneda qui m’a énormément aidé à voir le monde autrement que celui que j’avais toujours connu avant cela.

Ne prends pas tout le bouquin pour argent comptant, prends ce qui te parle, ce qui fait écho avec les choses que tu considères sensibles au fond de toi

Passe un bon dimanche !

.https://livre.fnac.com/a4041184/Carlos-Castaneda-L-herbe-du-diable-et-la-petite-fumee?