Dans le jardin des moines

Iris dans le Jardin des Moines/ Prieuré de Salaise sur Sanne

Peut-être en m’agenouillant avec cette fausse humilité dont ne se départissent pas les orgueilleux contrariés aurais je dévoré à pleine bouche cette fleur fraîche comme jadis l’innocence. Cependant tout cela est transmuté et c’est à travers le 3 ème œil, objectif que l’Iris ultraviolet jaillit sur l’écran désormais.

Comme une part de l’observateur s’offrant à l’intérieur comme l’extérieur, porte battante d’une cloison fantôme, dont le diaphragme s’ouvrant puis se refermant évoque une durée, une éternité constitué de milliards de milliards d’instantanés.

A l’unisson nous sommes sous les gouttes de rosée, dans ce jardin des moines dans lequel Hasard nous a menés.

L’Iris et moi, moi et l’Iris, quelle importance ? Il se passe au 60 ème de seconde un présent qui nous projette dans un futur infini.