Entre le net et le flou dans l’art et dans la vie en général.

Il se peut que le summum d'un art advienne lorsqu'on perd le sens au travers duquel il nous est révélé. Beethoven devient sourd, le peintre Truphémus semble y voir bien moins net sur ses dernières toiles que dans sa jeunesse, Matisse envoie une jeune femme coller les papiers sur la toile cependant qu'il continue à les découper lui même. On pourrait aussi sans doute citer bien d'autres exemple qui montrerait que l’altération du sens n’arrête pas le créateur qui comme une fusée libérée de ses échafaudages de tous les câbles et liens qui la retenait encore hier au pas de tir, continue à s'élever et ce uniquement poussée par la puissance de ses moteurs.

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