Le train

Parti de Quetta la veille au soir, j'ai décidé de prendre le train pour Karachi, cela fait deux mois que je végète dans ma chambre d’hôtel, miteuse, j'ai installé un train train dans l'attente d'une réponse du groupe avec lequel je dois traverser la frontière afghane.

Caroline

Je lui propose de boire un café à l'intercontinental mais elle n'aime que le thé et cependant acquiesce. C'est sous les pales des ventilateurs au plafonnier de la grande salle que j'ai pu remarquer qu'elle avait de beaux yeux verts et un regard bien grave. Et aussitôt j'ai su qu'il ne servirait à rien d'être gentil avec elle.

Dans le bazar

La sangle de mon Leica à l'épaule je marche sur la route poudreuse qui conduit à Quetta, observe les divers campements de fortune sur la droite et réalise quelques clichés d'enfants maigres au regard étincelant. Il n'y a guère que des femmes et des enfants d'ailleurs, aucun homme. Ceux ci sont partis depuis des jours courir dans les montagnes tenter de repousser une nouvelle fois l'ennemi.

Sayd Bahodine Majrouh

C'était du temps où je mangeais de la poésie faute de mieux que j'étais tombé sur lui, le voyageur de Minuit qui ensoleilla d'un soleil noir  ma journée ordinairement frustre et chiche, dans la labyrinthique bibliothèque du Centre Georges Pompidou. Sayd Bahodine Majrouh (1928-1988) est un écrivain afghan qui a rédigé une suite de récits... Lire la Suite →

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