La perfection mène à la ruine.

Une fois et ce fut la seule car elle lui avait servi de leçon Sören avait éprouvé dans tout son corps tout son cœur, toute sa tête et tout son âme un sentiment de perfection. C'était au mois de juin de l'été 1988 et il était attablé à la terrasse d'un café. Il n'était pas encore 20h car normalement à cette heure précise il dîne. Cela n'a pas changé depuis des années cette régularité est essentielle pour conserver au présent la longue cohorte des souvenirs. Sans point de repère stable dans le chaos qu'est le temps intérieur, on s'y perd facilement.

Une femme s'était assise à la table voisine et lui avait demandé du feu. C'était une très belle femme brune au longs cheveux avec des yeux d'un bleu presque noir, profonds comme des lacs de montagne. Ensuite les choses s'étaient rapidement enchaînés comme cela se passe souvent avec des inconnus dans les grandes villes. On quitte la banalité des choses pour s'engouffrer dans l'intime parce qu'on ne risque rien à s'aventurer dans l'inconnu tant qu'on sait que l'on va dîner à 20h.

Le petit sentier #5

Il y a une catégorie de personnes dont j'ai longtemps fait partie qui considèrent la peinture comme un objet sacré, c'est à dire que ce n'est pas un simple "hobby", un "passe temps" mais quelque chose de tellement sérieux que l'on se dit Wouah c'est plus fort que moi, il faut absolument que je peigne.

Rencontres Chamaniques.

La zone frontale juste au dessus du nez, proéminente, vue de l'angle où je me trouve, les cheveux ébouriffés lui confèrent un air de hibou sage. Il raconte ainsi sur papier Lokta, ce papier issu d'une écorce d'arbre népalais, la geste de ses symboles et signes préférés, la femme papillon incandescente, le chaman brûlant de colère, la main cramoisie, le poumon remplit de cendres , la végétation en flamme, les animaux éperdus.

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