Perfection, contemplation

Aujourd'hui j'ai décidé de t'emmener dans une vision inédite des choses. Il faut être probablement un peu cinglé pour y pénétrer mais étant donné que la folie semble désormais être la norme de ce monde, tu ne risqueras sans doute pas grand chose à me suivre.

Je voudrais partir du fait que tout est parfait. Que nous n'avons jamais quitté la perfection.

C'est à dire que si les choses sont, elles sont automatiquement parfaites dans leur origine, dans le surgissement de cet instant. A l'instant de la rencontre. Celle de ton regard avec celles-ci.

Ensuite, accepte le fait que cette perfection est insupportable à regarder. Un peu comme on fixe le soleil. Elle te fait cligner des yeux. Et ce faisant tu mets en place un réflexe une stratégie inconsciente afin de pouvoir t'en éloigner et de ne pas sombrer dans la contemplation, qui comme tout le monde le sait est considérée comme une attitude stérile.

Pour quelle raison lorsqu'on voit la perfection s'en éloigne t'on ? Pourquoi ne pourrions nous rester figé dans la contemplation ? Sans doute que contemplation et perfection sont en dehors du cadre de l'utile.

La contemplation prend du temps, beaucoup. En pénétrant dans celle ci une version habituelle de l'utile et de l'inutile s'évanouit pour laisser la place à l'apparent chaos, au mélange, à la confusion des polarités.

S'engager dans la contemplation n'a pas de but autre que celui de contempler la perfection.

Disparaitre en celle ci. être tout entier absorbé par celle ci.

Cette contemplation de la perfection entraîne une dépossession progressive ou immédiate selon notre caractère.

Vue de l'extérieur elle apparait souvent comme un piège qui rend caduque toute action et tout objectif vulgaires. Elle est le reflet exact de notre vulgarité en tant que distance prise avec la perfection du monde, de l'univers.

Et cette distance ce recul cet espace que nous installons entre la perfection et notre existence séculaire sert à ce que nous appelons le "vivre ensemble".

Par le vivre ensemble nous oublions la perfection fondamentale du monde, nous nous égarons dans la dualité en oubliant la raison majeure de cette évasion. Notre fragilité, notre vulnérabilité vis à vis de ce qui est, et que nous cherchons sans relâche à interpréter.

Au delà de l’art

Au delà de l'art et du mensonge que nous inventons sans cesse pour approcher sa présence silencieuse, c'est tout l'être qui se tient immobile dans une attente angélique. Angélique, c'est à dire avec un sourire, les mains dans les poches, dans une sorte de désabusement inouï, entre les démons et les gentils qui s'empoignent sans relâche dans leur soif immense de reconnaissance.

La tentation du silence

Cette tentation du silence revient perpétuellement comme une sorte de diablotin venant taquiner saint Antoine et Flaubert. Ce Flaubert qui ne savait écrire qu'en gueulant ses phrases pour les sentir justes. Comme je puis le comprendre cette nécessité de bruit pour saisir intensément ce qui le fonde.

Le nouveau monde

Je m'étais embarqué au petit matin, poussé par la désespérance j'aspirais à un ailleurs consolateur. Quelle naïveté entretenais je encore ? Quelle naïveté en moi cherchais je à détruire surtout ...bref quelque soit le moteur je me retrouvais désormais là sur le pont le front baigné d'embruns, avec à l'âme comme un grand vide, une béance, vaste comme la mer, infinie comme le ciel sans nuage sous lequel nous naviguions.

Ce silence n’est pas le silence.

Il faudra un jour que je parle de mes relations intimes avec la chine, avec les vieux lettrés du x eme siècle et tout ce dont j'ai pu bénéficier à les côtoyer. Il m'arrive encore parfois de sourire quand je veux donner la définition d'un mystère et c'est bien à eux que j'offre cette sensation de se retrouver à la fois devant un haut mur et d'être doué soudain d'un extraordinaire pouvoir de "passe-muraille".

« Je suis la nature »

A visitor to MoMA views Jackson Pollock's painting "One (Number 31, 1950)" (CHIP EAST/Reuters/Corbis) Est un commentaire de Jackson Pollock sur son travail. Et , effectivement on peut trouver des motifs répétitifs comme ceux des flocons de neige, des branches d'arbres selon une étude réalisée par Richard P. Taylor, physicien à l'institut des Sciences et matériaux... Lire la Suite →

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